Les Fatawas sur demande

Elle veut aller au hajj mais n'a pas de Mahram
 

Question : Je suis fille unique, je suis mariée et je n’ai que deux filles. Mon mari et moi vivons aux USA et tous nos amis et nos proches vivent au Moyen orient. Donc le seul mahram que j’ai  c’est mon mari et il ne peut pas  sortir des USA  pour des raisons que je ne peux pas expliquer dans ce courrier. J’aimerais vraiment aller au Hajj insha-Allah puisque que j’en ai les moyens. Est-il Halal pour moi  d’aller au Hajj  avec un groupe organisé  de pèlerins. Si la réponse est négative, comment pourrais-je  accomplir ce pilier important de l’Islam alors que je n’ai pas de mahram?!

Réponse : Louanges à Allah. Une femme ne doit pas aller au Hajj  à moins qu’elle en soit capable en ayant  un Mahram qui puisse l’accompagner  car c’est une condition pour qu’elle puisse aller au nécessaire Hajj. Si ce n’est pas facile pour elle de trouver un Mahram pour aller au Hajj  avec elle, alors selon la Shari’ah, elle ne peut pas le faire car en Islam  il est interdit à une femme  de voyager sans mahram. Donc le Hajj n’est pas obligatoire pour vous  à moins que vous ne trouviez un mahram. Alors soyez patiente jusqu’à ce qu’Allah vous facilite  de trouver un Mahram avec qui vous pourrez aller au hajj. Vous avez une excuse valable  et il n’y a pas de péché pour vous en cela. Pour ce qui est d’y aller avec un groupe  sans Mahram, cela n’est pas autorisé à cause du hadith rapporté par Ibn ‘Abbas (qu’Allah soit satisfait de lui)  qui a dit : “Le Prophète (paix sur lui) a dit : « Une femme ne doit voyager qu’avec un Mahram  et un homme n’entrera pas chez une femme à moins  qu’un Mahram soit avec elle. » Un homme dit : « O Messager d’Allah, je veux sortir  avec telle et telle armée  et ma femme veut aller au hajj. » Il dit : «  Va au Hajj avec elle.” (Rapporté par Al Boukhari). Les pèlerins avaient l’habitude  d’aller de Médine  en une caravane comme en groupe  et pourtant le Prophète (paix sur lui)  n’autorisait pas les femmes de voyager sans Mahram.

Et Allah est plus savant.

Attention: L'avis donné ci-dessus ne faisant pas l'unanimité des savants, je vous recopie ci-dessous le chapitre "La femme qui fait le pèlerinage"  que vous pouvez trouver aux pages 247 à 249 du volume 2 de "Règles de la législation islamique éclairées par la tradition prophétique" de Sayid Sabiq

La femme qui fait le pèlerinage

La femme doit faire le Hajj, comme l'homme doit le faire, si elle remplit les conditions déjà citées, mais on stipule en plus que la femme doit 6tre accompagner de son mari ou d'un homme de parenté qui ne peut jamais l'épouser (Mahram).

D'après Ibn Abbâs (que Dieu les agrée): J'ai entendu le Messager de Dieu (sur lui la bénédiction et la paix de Dieu) dire: «Un homme ne doit jamais être seul avec une femme, sauf si elle est accompagnée d'un homme proche qui ne peut jamais l'épouser, et la femme ne doit jamais voyager sans un «Mahram».»

Alors un homme s'est levé et a dit: «Oh, Messager de Dieu, ma femme est partie faire le Hajj, et je me suis enregistré pour faire tel ou tel raid, alors il lui a répondu: «Vas‑y faire le Hajj avec ta femme.» (Boukhari et Mouslim)

Yahya Ibn Abbad a dit : « Une femme des habitants de la ville d’El‑Ray a écrit à Ibrahim AI‑Nakh'y: «Je n’ai pas fait le Hajj, et J'ai assez d'argent, mais je n'ai pas de Mahram, alors Il lui a écrit: «Tu es de ceux qui n'ont pas la voie libre pour faire le Hajj.»

Abou Hanifa et ses compagnons, AI‑Hasan, AI‑Thawry, Ahmad et Ishâq voient que cette condition est nécessaire.

AI‑Hâfiz a dit: Chez les chafi’ites la condition de l'escorte d'un mari, d'un homme qui ne peut jamais épouser la femme, ou des femmes en qui on a confiance, est nécessaire. On a dit: «Une seule femme pour qui on fait confiance suffit.» Et on a dit encore, dans une version rapportée et corrigée dans «Al‑muhadhab»: «Elle voyage seule si la route est sans danger.»

Tout ceci est obligatoire pour faire le Hajj et la visite pieuse.

En outre dans «Subul El‑Salâm»: «Un comité d'Imams ont dit: La vieille peut voyager sans Mahram. »

Cependant, ceux qui permettent la femme de voyager sans mari ni Mahram, si elle est en bonne compagnie, ou si la route n'est pas dangereuse, le permettent parce que Boukhari a rapporté, d'après Abdi Ibn Hatim: «J'étais chez le Messager de Dieu (sur lui la bénédiction et la paix de Dieu), un homme est venu chez lui se plaindre de pauvreté, puis un autre homme est venu se plaindre de l'insécurité du chemin. Alors le prophète (sur lui la bénédiction et la paix de Dieu) a dit: «'Abdi, as‑tu vu AI‑Hayra (un village près de AI‑koufa)? «J'ai dit: je ne l'ai pas vu mais j'ai entendu parler.» Il dit: «Si tu vis longtemps, tu auras la chance de voir les palanquins partir en voyage de AI‑hayra et faire le tour de la Ka'ba, ne craignant rien sauf Dieu.»

De même les femmes du prophète (sur lui la bénédiction et la paix de Dieu) ont fait le Hajj, quand 'Omar leur donna la permission à la dernière fois qu'il a fait le Hajj, et il a envoyé 'Uthmân Ibn 'Affân et 'AbdulRahmân Ibn 'Aouf pour les accompagner.

'Uthmân appelait: « Personne ne s'approche d'elles, ni les regarde. » Elles étaient dans les palanquins posés sur le dos des chamelles.

D'autre part si la femme contredit et fait le Hajj seule, sans mari ni Mahram pour l'accompagner, son pèlerinage sera accepté.

Dans «Subul AI‑Salâm»: Ibn Taymya a dit: «Le pèlerinage de la femme sera accepté sans l'escorte d'un Mahram, et s'il ne se trouve personne capable de l'accompagner.»

La conclusion: Si ceux qui ne sont pas obligés de faire le Hajj, étant incapables, pauvres, invalides, n'ayant pas la voie libre, ou la femme sans Mahram, veulent faire le Hajj (prennent la peine de faire le Hajj), leur pèlerinage sera accepté.

En plus il y a ceux qui font de bonnes actions de bonne foi, comme ceux qui font le Hajj sur pieds, et il y a ceux qui ont commis une faute comme celui qui cherche à gagner l'argent pour faire le Hajj par la mendicité, et la femme qui fait le Hajj sans Mahram.

Cependant il est accepté, parce que la capacité est complète, et si quelque chose de mauvais se passe, elle attaque le moyen et non pas le but voulu.

Dans «El‑Mughny»: Si celui qui est incapable prend la peine de faire le Hajj sans provisions ni monture, son pèlerinage sera valide.

 

Le doute concernant les ablutions

 

Question : Quelle est la règle concernant une personne qui doute quant à savoir si elle a annulé ses ablutions ou pas ?

Réponse : Si une personne a le doute quant à savoir  si elle a perdu ou pas ses ablutions, alors son état de pureté du départ  prévaut et son doute n’a aucun effet.  Ceci se base sur un dire du Prophète. Quand un homme l’a questionné sur le fait de ressentir ce qu’il avait dans le ventre pendant la prière. « Ne quitte pas la prière à moins que tu entendes ou sentes quelque chose. » (Boukhari et Mouslim) Le Prophète lui a expliqué que la règle de base est qu’il garde son état de pureté à moins d’être certain que quelque chose est venu annuler les ablutions.  Tant que la personne n’est que dans le doute, son état de pureté est sûre et confirmé. Donc il peut continuer de prier, de tourner autour de la Ka’bah, de lire le Qur’an etc. Ceci est la règle originale. Toutes les louanges sont dues à Allah pour sa Magnanimité et pour la simplicité de l’Islam. (Sheikh Ibn Baz)

 

Concernant le fait de dire souvent "par Allah" (Wallahi) et l'expiation pour avoir rompu un serment
 

Question : Souvent quand je parle, je dis « Par Allah », ceci est-il considéré comme un serment ? Comment dois-je expier si je l'ai rompu ?

Réponse : Si une femme ou un homme musulman adulte et responsable  répète souvent les mots « Par Allah » pour faire ou éviter de faire quelque chose, en le disant intentionnellement et délibérément, comme en disant : « Par Allah  je vais aller rendre visite à untel ou untel », alors quand il rompt ce serment, en ne faisant pas ce qu'il a juré qu'il ferait, alors il doit faire une expiation pour avoir rompu un serment.  Cette expiation est de nourrir ou de vêtir  10 pauvres ou de libérer un esclave. On doit alors donner la moitié d'un sa' de l'aliment de base du pays, comme les dates, le riz ou autre.  Un sa' représente environ un kilo et demi. Quant au vêtement, cela veut dire un vêtement suffisant pour la prière, comme une chemise ou un manteau.  Si la personne ne peut faire aucune de ces expiations, alors elle doit jeûner 3 jours. Ceci est basé sur le verset 89 que la sourate al-Maida.

Cependant, si les serments pleuvent de la langue sans aucune intention alors cela est considéré comme des paroles sans signification. Il n'y a pas d'expiation dans ce cas. Toujours d'après le même verset.

Une seule expiation suffit pour de nombreux serments s'ils concernaient un seul et même acte. Cependant, s'il s'agissait de plusieurs actes différents, alors pour chacun, on doit faire une expiation séparée.  Par exemple,  si quelqu'un a dit : « Par Allah, je vais rendre visite à untel et untel », « par Allah, je ne parlerai pas à untel et untel », et « par Allah, je vais frapper untel et untel ». S'il rompt l'un d'eux ; il doit faire une expiation. S'il les a tous rompus, il doit faire une expiation pour chacun séparément. (Sheikh Ibn Baz)

 

Il est détestable de faire des serments mais il faut les tenir
 

Question : Quelle est la loi de l’islam à propos des serments ? Y a-t-il une expiation pour le fait de ne pas les tenir ?

Réponse : La loi islamique concernant le fait de faire des serments est que cela est détestable. Le Prophète a désapprouvé de faire des serments. Il a dit : « Cela n’apporte aucun bien, par là on ne fait que prendre quelque chose à l’avare. » (Mouslim et Boukhari et d’autres)

Certains, quand ils sont malades, perdent de l’argent dans leurs affaires et sont affligés donc ils font le serment de donner en charité, de sacrifier un animal ou de donner de leurs biens si leur maladie s’en va.  Ils croient qu’Allah ne les guérira pas  ni ne leur donnera des bénéfices s’ils ne font pas ce type de serment.  Le Prophète a déclaré que ce genre de chose ne change pas le décret d’Allah mais par contre l’avare ne dépensera rien de ces biens s’il ne fait pas ce genre de serments.  Il est obligatoire de tenir le serment, s’il s’agissait de faire un acte d’adoration, comme une prière, un jeune, la charité ou l’itikaf. Mais il n’est pas permis  de l’accomplir s’il s’agissait d’un péché, comme de tuer quelqu’un, de forniquer, de boire de l’alcool, de voler les biens de quelqu’un etc. Dans ce cas la personne doit faire une expiation qui est de nourrir 10 pauvres etc. Cependant, il a le choix entre accomplir son serment ou faire une expiation  si son serment était simplement de faire quelque chose de permis, comme de manger quelque chose, d’aller quelque part,  de dire quelque chose etc. Si son serment était de faire quelque chose pour Allah  comme en donnant aux pauvres et aux opprimés, de la nourriture, un mouton etc. il doit le faire. Si cela concernait une bonne action spécifique de son corps ou de ses biens, comme aller au Jihad, faire le hajj ou la Omrah, alors il doit accomplir son serment. S’il avait spécifier à qui cela devrait parvenir : une mosquée, des livres, une organisation charitable alors il ne lui ait pas permis de le donner à qui que ce soit d’autre.  (Sheikh Ibn Jibreen)

 

Concernant le fait de changer le destinataire d'un voeu (d'un serment)
 

Question : Est-il permis à quelqu’un de changer le destinataire de son serment après qu’il se soit rendu compte qu’il y a des bénéficiaires  qui le méritent plus et ceci après qu’il ait spécifié  à qui il allait donner ?

Réponse : Avant de répondre à cette question, j’aimerais faire quelques déclarations en guise d’introduction.  On ne doit pas faire de serment , car les serment sont soient détestés soit interdits comme le Prophète l’a dit : « Cela n’apporte aucun bien, par là on ne fait que prendre quelque chose à l’avare. » (Mouslim et Boukhari et d’autres)

Le bien que celui qui fait le serment espère n’est pas le résultat du serment. Souvent les gens quand ils tombent malades font le serment de faire ceci ou cela si Allah les guérit.  D’autres, quand ils perdent quelque chose,  font le serment que si Allah le leur rend  ils feront ceci ou cela.  S’ils sont guéris ou s’ils retrouvent ce qu’ils avaient perdu,  cela ne veut pas dire que c’est le fait d’avoir fait un serment qui a apporté ce résultat. En fait,  cela vient d’Allah et Allah est au-delà en générosité et en noblesse que la condition que la personne a posée.  Plutôt, l’on doit s’adresser directement à Allah pour guérir d’une maladie ou pour retrouver ce que l’on a perdu. Mais faire un serment n’a aucun effet. Souvent, les gens qui font ce genre de serment, quand ils obtiennent ce qu’ils désiraient, tombent dans la paresse au moment d’accomplir leur serment et parfois l’oublie complètement. Ceci est très dangereux. (Voire sourate  at-Tawba versets 75 à 77)

A partir de cela, un croyant  ne doit pas faire de serment.  Quant à la réponse à la question, nous disons que si quelqu’un a fait un serment pour quelqu’un quelque part,  puis qu’il trouve qu’une autre place est meilleure, plus proche d’Allah ou qui bénéficiera plus aux serviteurs d’Allah, alors il n’y a pas de mal à changer la destination de ce serment afin d’obtenir un meilleur résultat.  La preuve de ceci est dans le Hadith  dans lequel un homme a dit au Messager d’Allah : « O Messager d’Allah, j’ai fait un serment à Allah que si Allah conquérrait la Mecque  pour toi j’irais prier à Jérusalem. » Le Prophète lui dit : « Prie plutôt ici ! » L’homme répéta ce qu’il venait de dire et le Prophète  lui dit à nouveau : « Prie ici ! » Comme il répéta une troisième fois, le Prophète dit : « Fais comme tu veux alors ! » Ceci indique que si l’on trouve une situation meilleure ou plus vertueuse pour son serment, on peut le changer pour cette situation meilleure. Ceci est permis. (Sheikh Ibn Uthaimin)

 

L'expiation d'un serment rompu
 

Question : Quelle est l’expiation pour avoir rompu un serment ?

Réponse : Dans le Qur’an Allah a bien clarifié l’expiation pour avoir rompu un serment dans la sourate al Maïda au verset 89.

Les serments non intentionnels sont ceux qui pleuvent de la langue  lorsque l’on parle en disant « Non par Allah » ou « Oui par Allah » etc. Ceux-ci sont prononcés sans but ni intention.  Il n’y a pas d’expiation pour de telles paroles. L’expiation n’intervient que quand  le cœur a pris la résolution de faire quelque chose. L’expiateur a le choix entre libérer un esclave, nourrir 10 pauvres avec des repas normaux que lui et sa famille mange en un seul soir. Il peut leur donner le déjeuner ou le dîner ou bien leur donner le montant équivalant de nourriture. Il peut aussi les habiller avec un vêtement suffisant pour prier. S’il ne peut pas faire cela, alors il jeune  trois jours consécutifs. (Sheikh Ibn Jibrin)

 

La jeune fille ne doit pas être forcée
 

Question : Est-il permis à un père de forcer sa fille à épouser un homme en particulier avec lequel elle ne veut pas se marier ?

Réponse : Ni le père ni personne d’autre ne peut forcer une femme  qui est sous sa tutelle  à épouser un homme avec lequel elle ne veut pas se marier. En fait, sa permission (à elle)  doit être recherchée. Le Messager d’Allah a dit : « La non vierge ne doit pas être mariée  sans être consultée. Une fille vierge ne doit pas être mariée  à moins que l'on ait recherché son consentement. » Ils dirent : « O Messager d’Allah ! Comment donne-t-elle son accord? » Il dit : « Par son silence ! » Dans une autre narration on lit : « Son silence est son accord. » Et dans une troisième narration on lit : « Le père d’une vierge doit rechercher son accord et son accord c’est de garder le silence. »

Le père doit rechercher son accord qu’elle ait neuf ans ou plus.  De même, les autres tuteurs ne peuvent pas la marier sans son accord. Ceci est obligatoire pour eux tous.  Si une femme est marier contre son gré, le mariage n’est pas valide.  Cela, parce que une des conditions de validité du mariage  est que les deux partenaires acceptent ce mariage.  Si elle est mariée contre son gré, par la menace ou par la force, alors le mariage n’est pas valide.  La seule exception en cela est le père et sa fille de moins de neuf ans. Il n’y a pas de mal à la marier si elle à moins de neuf ans, selon l’opinion correcte. Ceci est basé sur le fait que le Prophète a épousé Aisha  sans son consentement alors qu’elle avait moins de neuf ans comme cela est déclaré dans un hadith authentique.  Cependant, si elle a neuf ans ou plus,  elle ne peut pas être mariée, même pas par son père, à part si elle y consent. Le mari ne doit pas approcher la femme s’il sait qu’elle ne veut pas de lui, même si le père est d’accord.  Il doit craindre Allah et n’approcher aucune femme qui ne veut pas de lui-même si sont père déclare qu’il n’a pas forcé sa fille.  Il doit éviter ce qu’Allah lui a interdit.  Ceci, parce que le Messager d’Allah  a ordonné que son accord soit recherché.  Nous conseillons aussi à la femme de craindre Allah et d’accepter le mari son père a trouvé qu’il lui convient, tant que le futur fiancé est bien en religion et caractère. Ceci est vrai même si celui qui fait le mariage n’est pas le père mais son tuteur légal. Nous conseillons cela parce que  car il y a beaucoup de bonnes choses et de bénéfices dans le mariage.  Et il y a beaucoup de danger à vivre en célibataire.  Je conseille à toutes les jeunes femmes d’accepter els hommes qui viennent les demander s’ils leur conviennent. Elles ne doivent se servir des prétextes de l’école, ou autre pour éviter le mariage.  (Sheikh Ibn Baz)

 

Ne pas épouser celui qui délaisse la prière en commun
 

Question : Un jeune homme est venu demander la main de ma sœur en mariage.  Je me suis renseigné sur lui  et j’ai découvert  qu’il ne faisait pas la prière à la mosquée. Or, nous ne sommes pas d’accord  sur le fait de réaliser ce mariage ou pas. Mon frère a dit : « Epouse-le car peut-être qu’Allah va le guider. » Cependant, mon père a refusé. J’aimerais savoir la loi islamique à ce sujet.

Réponse : Si quelqu’un est connu pour ne pas prier à la mosquée, alors on ne doit pas l’épouser parce que le fait de ne pas prier  en commun est un affichage public et ouvert de désobéissance à Allah et que c’est une des caractéristiques des Hypocrites et un pas vers l’abandon de la prière dans sa totalité.  Et l’abandon de la prière est une grande forme de Koufr qui fait sortir de l’islam. (voire sourate An-Nissa verset 142)

Le Prophète a dit : « Les prières les plus difficiles pour les hypocrites sont les prières de l’Icha et du Fajr.  S’ils savaient qu’elle en est la récompense ils y viendraient en rampant. » (Boukhari et Mouslim)

A ce sujet, Ibn Massoud a dit : « A notre époque,  nul ne restait loin de la prière en commun sauf l’hypocrite bien connu pour son hypocrisie.  (Mouslim)

Le Prophète a aussi dit : « La différence entre nous et eux c’est la prière. Celui qui l’abandonne a commis le koufr. » (Ahmad et d’autres)

Le Prophète a aussi dit : «  Entre un homme, la mécréance et le polythéisme il y a l’abandon de la prière. » (Mouslim)

Cela ne fait aucun doute que l’abandon de la prière en commun est un des chemins qui mène à l’abandon de la prière en totalité comme nous l’avons mentionné plus haut. Nous demandons la guidance d’Allah pour nous tous. (Sheikh Ibn Baz)

 

Rester avec un mari qui ne prier pas

 

Question : Mon mari est insouciant envers la religion. Il ne jeune pas Ramadan et ne prie pas. En plus, il m’empêche de faire le bien. Il a même commencé à avoir des doutes à mon sujet  au point qu’il a quitté son emploi pour pouvoir rester à la maison pour me surveiller. Que dois-je faire ?

Réponse : Il ne vous est pas permis de rester avec un tel mari. En ne priant pas, il est devenu mécréant et il n’est pas permis à une femme musulmane de rester avec un mécréant. voire sourate al Mumtahana verset 10.

Le mariage entre vous et lui est annulé. Il n’y a pas mariage entre lui et vous à moins qu’Allah ne le guide, qu’il se repente et revienne à l’islam.  Alors vous resterez sa femme.  Quant au mari, son comportement est très mauvais. A mon avis,  c’est une sorte de maladie.  La maladie du doute, de la suspicion et des murmures auxquelles certaines personnes  sont exposées dans leur adoration et dans leurs rapports avec les autres. La seule chose qui puisse guérir cette maladie c’est le souvenir d’Allah, se tourner vers lui et mettre toute sa confiance dans son décret.  Ce qui est important,  en ce qui concerne vous et lui,  est de vous séparer de ce mari  et de ne pas rester avec lui.  C’est un mécréant alors que vous être croyante.  Quant au mari,  nous lui conseillons de revenir à sa religion et de chercher refuge en Allah contre Satan le Maudit.  Il doit aussi beaucoup utiliser le rappel d’Allah pour tenir éloignés ses murmures de son cœur. Nous demandons à Allah de lui faire du bien. Et Allah est plus savant. (Sheikh Ibn Uthaimin)

 

La jeune fille qui refuse le mariage

 

Question : Il est courrant aujourd’hui qu’une jeune fille  ou son père refuse celui qui se propose afin de finir son lycée, son université ou ses études pendant u certains nombre d’années. Quelle est la loi à ce sujet ?  Que conseillez-vous à ceux qui agissent ainsi compte tenu du fait que souvent la femme atteint la trentaine sans être mariée ?

Réponse : Cette pratique sa à l’encontre de ce que le Prophète a ordonné. Le Prophète a dit : « Si quelqu’un dont la religion et le caractère vous conviennent viens à vous (pour se proposer), épousez-le ! » (Tirmidhi, Ibn Majah)

Le messager d’Allah a aussi dit : « O les jeunes, celui d’entre vous qui a les moyens de se marier doit se marier car cela baisse le regard et protège la chasteté. » (Boukhari Mouslim)

En empêchant le mariage,  on en perd les bénéfices. Je conseille à mes frères musulmans qui sont tuteurs des femmes et à mes sœurs musulmanes de ne pas refuser le mariage pour finir leurs études ou enseigner. En fait, la femme peut poser en condition à son mari de continuer d’étudier jusqu’à ce qu’elle finisse ses études ou de continuer d’enseigner pendant une année ou deux, tant qu’elle ne doit pas s’occuper de ses enfants.  Il n’y a pas de mal en cela. Toutefois, il faut faire attention uand la femme étudie dans un domaine dont elle n’a pas vraiment besoin.  A mon avis,  quand une femme finit l’école élémentaire et qu’elle sait lire et écrire et qu’ainsi elle peut titrer les bénéfices de son savoir en lisant le livre d’Allah, son tafsir, les hadiths du Prophète et leur explication, c’est tout ce dont elle a vraiment besoin. A moins bien sur  qu’elle ne continue ses études dans un domaine dont les gens ont besoin comme la médecine etc. Ceci est aussi conditionnel  du fait que les études n’impliquent pas ce qui est interdit comme la mixité avec les hommes etc.  (Sheikh Ibn Uthaimin)

 

Voir le décédé dans un rêve

 

Question : Quelle est l’interprétation du fait de toujours rêver du décédé ?

Réponse : Si l’on voit en rêve un décédé et qu’il en bonne condition cela apporte l’espoir  qu’il est dans une bonne situation.  Si on le voit dans un autre état, il se pourrait que ce soit simplement un shayatine prenant la forme de la personne. Les shayatines prennent la forme des gens d’une façon détestable pour faire de la peine aux vivants. Ceci, parce que les shayatines aiment beaucoup faire des choses qui apportent la peine, l’inquiétude et la tristesse aux croyants. (Al Moujadalah verset 10)

Donc si quelqu’un voit en rêve, concernant un mort, quelque chose de shitanesque, il doit chercher refuge en Allah contre le mal du Satan et le mal de ce qu’il a vu.  Il ne doit pas parler de ce rêve à qui que ce soit.  En fait, a chaque fois que quelqu’un voit en rêve quelque chose de dérangeant , il doit chercher refuge en Allah contre le mal de Satan et contre le mal de ce qu’il a vu.  Ensuite il doit cracher trois fois sur sa gauche, puis se retourner. S’il fait ses ablutions et prie  cela est meilleur et supérieur.  Il ne doit pas parler de ce rêve à quiconque  et dans ce cas il ne sera pas blessé par ce rêve. (Sheikh Ibn Uthaimin)