LE MARIAGE

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Dans l'alcôve
Les cajoleries, prémices de l'amour

Les Hadiths:

* Asma’ Bint Yazid Ben Al-Sakan raconte: «J’ai paré A’isha lors de son mariage avec le Prophète, qu’Allah le bénisse et le salue, je l’ai accompagnée jusqu’à lui et lui ai demandé de la regarder. Il s’est approché de ‘A’isha, s’est assis à ses côtés, a apporté un verre de lait, et il en but. Lorsqu’il lui passa le verre, elle a baissé la tête par timidité. A ce moment, ‘Asma’ réprimanda ‘A’isha en disant: « Prends le verre que le Prophète, qu’Allah le bénisse et le salue, te tend. » Elle prit le verre et but une gorgée. « Passe-le à tes amies, » dit le Prophète. (Rapporté par Ahmad dans son Masnad et autres) Ce hadith est authentique.

Þ La mariée était parée et voilée par d’autres femmes avant d’être conduite à son man. Cette coutume arabe et musulmane était en vigueur aux temps du Prophète d’Allah. La mère de la mariée ou sa belle-mère demeurait dans la chambre nuptiale pour quelques temps afin que la fille se sente à l’aise avec son mari qui converse avec elle et la cajole.

Þ C’est ainsi que la cérémonie du mariage s’est terminée. C’était en fait une cérémonie démunie d’ostentation et toute simple. Il y avait bien sûr des chants li­cites accompagnés par le battement du tambourin et un verre de lait! (Source numéro 2)  

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Les paroles prononcées par l'homme la nuit de ses noces

Les Hadiths:

* Lorsqu’un homme se marie, il devrait mettre sa main sur le devant de la tête de sa femme et dire: «Au nom d’Allah, Exalté et Glorifié soit-Il». Puis, il demandé la bénédiction divine en disant: « Seigneur! Accorde-moi les bienfaits pour lesquels cette femme est créée et préserve-moi des méfaits pour lesquels elle est créée! » (Rapporté par Al-Boukhari, Abou Dawoud, Ibnou Majah et autres).

Þ A cet égard, il conviendrait de rappeler aux mariés que la prière citée dessus est la plus utile dans des conditions pareilles. Mais il faudrait éviter le recours et le port des amulettes qui ne sont pas uniquement interdites mais inutiles. Celui qui porte des amulettes donne des associés au Seigneur puisqu’il recourt à l’aide des djinns. En effet, le Prophète, qu’Allah le bénisse et le salue, a dit: «Celui qui utilise les amulettes donne des associés au Divin» et «Qu’Allah n’exauce point le désir de celui qui porte une amulette!». Ces deux hadiths sont considérés comme authentiques.(Source numéro 2)

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La prière des époux avant la consommation du mariage

Les Hadiths:

* ‘Abdullah ibn Mas’ud a conseillé un homme qui a épousé une jeune vierge et lui a dit: «Pour que ta femme n’éprouve point de répulsion à ton égard, demande-lui d’effectuer derrière toi deux prosternations et dis: « Grand Allah! Bénis mon épouse et bénis-moi pour elle, que le bien nous réunisse et si jamais Tu dois nous séparer que ce soit pour un bien.» (Rapporté par Abou Dawoud et Ibnou Majah). Ce hadith est authentique.

Þ Toutes ces instructions ainsi que les prières effectuées par le couple et celle destinée à bénir leur progéniture indiquent que l’objectif principal visé au cours de cette nuit de noces n’est pas seulement le plaisir charnel. Ce n’est qu’un devoir religieux qu’il faudrait accomplir afin que des enfants voient le jour, remplissent la maison de leurs babillages et servent plus tard leur religion et leur communauté conformément à l’éducation que leur parents leur ont offerte. L’islam a donc relevé le moral des époux cette nuit-là et a donné à l’acte sexuel une conception plus sublime que celle du plaisir charnel qui ne constitue point un but mais n’est qu’un moyen! Tout ceci pousse les époux à atténuer la recherche du plaisir et préserver leur potentiel de force pour effectuer leurs devoirs religieux.(Source numéro 2)

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La façon de parler de la femme

Le Verset Coranique: « Si vous êtes pieuses, ne vous rabaissez pas dans vos propos afin que celui dont le cœur est malade ne vous convoite pas. Usez d’un langage convenable. » (Les coalisés, 32)

Þ Un grand écrivain a dit: «Dieu Tout Puissant a interdit aux femmes de baisser leur voix en parlant avec des hommes étrangers, et de s’exprimer d’un ton d’humilité car ceci stimule le désir et la convoitise des hommes au cœur malade."

Þ Ce même écrivain ajoute: «Il leur a auparavant interdit de parler avec un ton d’humilité tout comme Il leur a interdit de parler de sujets illicites».

‘A’isha rapporte: «Lorsque j’ai introduit Bint Al-Joun chez le Prophète, qu’Allah le bénisse et le salue, la fille s’est écriée: «Je cherche la protection du Seigneur contre toi.» « Tu as demandé la protection du Grand, lui a répondu le Prophète, va rejoindre ta famille.» Sur ce, il la quitta et ordonna qu’elle aille rejoindre sa famille. (Rapporté par Al-Boukhari)

Þ Cette femme n’aurait pas dû chercher la protection du Seigneur contre le Prophète, elle aurait dû, au contraire, lui sourire et partager ses sentiments affectueux.(Source numéro 2)

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Ce que l'homme dit lors de la consommation du mariage

Les Hadiths:

* Lorsque l’homme s’approche de sa femme, il est bon qu’il dise: «Au nom d’Allah! Seigneur, préserve-nous de Satan et préserve-en notre progéniture. » (Rapporté par Al-Boukhari)

Þ Le conseil proféré par le Prophète invite les musulmans à précéder la con­sommation du mariage par la louange du Seigneur, mais il vise également à démontrer la pureté et la noblesse de cet acte contrairement aux autres reli­gions qui le considèrent comme impur.

* Le Prophète, qu’Allah le bénisse et le salue, a dit: «L’enfant engendré de cette union sera préservé de Satan qui n’aura jamais de pouvoir sur lui». (Rapporté par Al-Boukhari et autres). (Source numéro 2)

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L'acte conjugal et l'interdiction d 'en parler 

* « Les femmes vertueuses sont pieuses: elles préservent dans le secret ce que Dieu préserve. » (Les femmes, 34)

Þ C’est-à-dire elle garde au secret tout ce qui se passe dans la chambre conjugale.

Les Hadiths:

* ‘Asma’ bint Yazid rapporte: «J’étais dans la demeure du Prophète où s’étaient réunis des hommes et des femmes. « Y a-t-il un homme qui raconte ce qu’il a fait à sa femme ou une femme qui raconte ce qu’elle a fait avec son mari? » Demanda le Prophète. Personne ne répondit. « Oui, Prophète d’Allah, répondis-je. » « Tant les hommes que les femmes le font, ajouta-t-il. Mais ils ne le de­vraient pas! Ce n’est que le Diable qui rencontre une diablesse en route et s’accouple à elle devant le regard des gens. »(Rapporté par Ahmad dans son Masnad). Les témoignages relatifs à ce hadith peuvent le décrire com­me bon.

Þ Nous citons à cet égard des extraits tirés du livre intitulé (Adab Ar-rajul fil ijtima’ biahlihi): Lorsque l’homme éprouve le désir de s’isoler avec son épouse, la sounnah corres­pondante indique qu’il ne faut pas qu’il y ait une personne, autre que sa fem­me, dans la chambre du couple. On rapporte que ‘Abdullah Ibn ‘Omar, qu’Al­lah les agrée, faisait sortir même le nourrisson de la chambre conjugale. L’homme a le choix d’effectuer l’acte au début ou à la fin de la nuit. Mais il vaudrait mieux qu’il opte pour le début de la nuit car il aura plus de temps pour se laver contrairement à la fin de la nuit. Ceci pourrait l’empêcher de faire la prière de l’aube en commun ou la retarder. En outre, s’il dort et se réveille pour effectuer l’acte conjugal à la fin de la nuit, il ne peut que se dégager de sa bouche ou de son nez une odeur provenant des vapeurs de l’estomac, et donc une odeur désagréable qui dégoûterait la partenaire et l’éloignerait de lui. Aussi pouvons-nous constater la cause qui a poussé le Prophète, qu’Allah le bénisse et le salue, à interdire à l’homme de rentrer chez lui sans avoir aupara­vant prévenu sa femme en vue qu’elle se prépare, s’arrange et se parfume, pour que les sentiments affectueux restent vivaces dans les cœurs des époux. En effet, le Prophète béni et salué soit-il, se dirigeait, lorsqu’il rentrait de voyage, vers la mosquée et y faisait la prière. Il visait par là plusieurs buts: Il voulait commencer par visiter la maison du Seigneur et lui témoigner sa soumission par ses prosternations et ses inclinaisons; il préférait montrer à sa communauté qu’elle devrait démontrer leur soumission au Seigneur avant tout autre chose. De plus, les amis et les connaissances auraient la possibilité de le voir et lui souhaiter la bienvenue. Ainsi, il n’aurait plus rien à faire et pourra rentrer chez lui sans se soucier de quoi que ce soit. Cette visite à la mosquée permet aussi à la femme de se tenir prête pour le re­cevoir. Elle serait donc au courant de son retour et non point surprise par une arrivée subite qui déclencherait de vives émotions de joie et de bonheur! On raconte qu’une grande joie a causé la mort d’un grand nombre de gens, à l’instar d’un grand chagrin. 

Le mari, qui a l’intention d’avoir des relations sexuelles avec sa femme, devrait prendre garde à ne pas suivre l’exemple de la plupart des hommes qui ne con­naissent rien aux prémices de l’amour. Des câlineries licites devraient précéder tout acte sexuel, jusqu’à ce que la fem­me soit prête à répondre au désir de son mari. De plus, les deux conjoints doi­vent se procurer un plaisir mutuel afin qu’aucun d’entre eux ne reste frustré. L’homme devrait également donner pour fruit un enfant qui augmentera le nombre des musulmans et des vertueux. S’il éprouve le désir de réitérer l’acte, à la suite du lavage ou des ablutions, il pourrait le faire ou bien pourra laver uniquement son membre. (Source numéro 2)

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Comment effectuer l'acte sexuel

Les Versets Coraniques:

* « La cohabitation avec vos femmes vous est permise durant la nuit qui suit le jeûne. Elles sont un vêtement pour vous, vous êtes, pour elles, un vêtement. » (La vache, 187)

Þ Al-Bidawi a dit dans son tafsir: «La cohabitation désigne les relations sexuel­les; l’expression du désir se fait de différentes façons: l’accouplement se fait dans le vagin, lieu de l’expression du désir charnel; les clins d’œil invitent à l’assouvissement du désir et la langue promet. (Al-Misbah Ai-munir)

Þ Les époux sont des vêtements l’un pour l’autre car leurs deux peaux entrent en contact et se réunissent donc démunis de leurs vêtements.

Þ « Vos femmes sont pour vous un champ de labour: allez à votre champ, comme vous le voudrez. » (La vache, 223)

Þ C’est-à-dire de la manière que vous souhaitez dans l’endroit d’où provient l’en­fant, en pratiquant les poses qui conviennent.

Les Hadiths:

* Jaber, qu’Allah l’agrée, rapporte: «Les Juifs disaient que lorsque l’homme prend sa femme par derrière dans son vagin, l’enfant de cette forme d’union sera atteint de strabisme. C’est pourquoi fut révélé le verset suivant: « Vos femmes sont un champ de labour, allez à votre champ comme vous le voudrez.» Le Prophète, qu’Allah le bénisse et le salue, l’a expliqué comme suit: «L’homme pourra prendre sa femme par devant ou par der­rière à condition que la pénétration ait lieu dans le vagin.» (Rapporté par Al-Boukhari, Mouslim et d’autres).

* Une femme a demandé à Oum Salama de lui parler de l’acte sexuel effectué alors que la femme est en position de prosternation, les mains sur les genoux ou face contre terre. Oum Salama posa la question au Prophète, qu’Allah le bénisse et le salue, qui cita le verset suivant: « Vos femmes sont un champ de labour, allez à votre champ comme vous le voudrez. » C’est-à-dire dans un seul conduit. Ce hadith est authentique.

* Ibn ‘Abbas raconte: «Dans un quartier se mêlaient des Ançarites des gens païens des Juifs et des gens du Livre. Les païens considéraient les Juifs plus savants qu’eux et essayaient de les imiter dans un grand nombre de leurs faits. Les gens du Livre n’effectuaient l’acte sexuel que lorsque la femme était allongée sur le côté, car c’est la plus pudique des positions. Par contre, les païens de ce quartier prenaient leurs femmes allongées sur le dos et jouissaient d’elles par devant et par derrière. Lorsque les Mouhajirines (émigrés) arrivèrent dans cette ville, un d’en­tre eux épousa une femme Ançarite et voulait la prendre à sa façon. Elle s’y opposa et lui dit: «Nos femmes doivent être allongées sur le côté, tu me prends ainsi ou tu t’abstiens.» Le problème s’aggrava et fut posé au Prophète d’Allah.

C’est à ce moment que fut révélé le verset suivant: « Vos femmes sont un champ de labour, allez à votre champ comme vous le voudrez. » c’est-à-dire par devant, par derrière ou en position allongée sur le dos à condition que la pénétration ait lieu dans le vagin, endroit d’où sort l’enfant. (Rapporté par Abou Dawoud et Al Hakem; corrigé et approuvé par Ath-thahabi);

Þ ‘Abdul Malik bin Habib raconte: «‘Omar Ibn al Khattab interdisait aux femmes de s’allonger sur le dos si l’acte sexuel n’a pas lieu, et ce car Satan tente de la posséder aussi longtemps qu’elle se trouve en pareille position, et la séduit en lui faisant imaginer le membre de l’homme pour lequel elle prend cette posi­tion-là.» (Source numéro 2)

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Récompense divine en matière d'acte sexuel 

Les Hadiths:

Abu Zarr rapporte: «Des amis du Prophète, béni et salué soit-il, lui ont dit: «Prophète d’Allah, les riches gens ont remporté toutes les récompenses puisqu’ils font les prières comme nous, ils jeûnent comme on jeûne mais comme ils sont riches, ils sont capables de faire l’aumône par le superflu de leur richesse.» Et le Prophète de leur répondre: «Et croyez-vous que le Seigneur ne vous a pas assigné des choses qui vous permettront de faire l’aumône. Sachez que vous faites l’aumône à chaque fois que vous célébrez Ses louanges, vous proclamez Sa grandeur, vous dites: Il n’y a point de dieu qu’Allah, vous interdisez le blâmable, et vous faites l’acte sexuel. » « Mais, Prophète d’Allah, redemandèrent les hommes, est-il possible qu’on obtienne une compensation pour avoir satisfait une envie charnel­le?» Ce à quoi le Prophète répondit: «Si l’un de vous avait assouvi sa pas­sion charnelle avec une autre que sa femme, ne devrait-il pas porter un far­deau le jour du Jugement ? » « Si, répondirent les hommes. » « Aussi est-il logique, ajouta le Prophète, qu’il obtienne une récompense quand il a de rapports avec sa femme (éjaculer dans le lieu licite). Et il enchaîna en parlant des diverses aumônes. Puis il ajouta: «Une prière de deux raka’ts au moment de «Al-Douha» seront suffisantes pour obtenir la même récompense. »

Þ A cet égard, l’auteur d’al-Madkhal commente en disant: «Ce hadith indique que la fidélité ne nécessite point l’existence d’un désir charnel guidé par la raison: la seule condition exigée serait d’avoir comme cible la bonne intention et que celle-ci soit soumise à l’adoration divine.»(3/174)

Grande est la différence entre ce noble principe et certaines législations qui confèrent à la sexualité des significations dégradantes et même sataniques! Face à la fougue impétueuse de l’instinct sexuel, les hommes ont du soit éviter et s’interdire les relations amoureuses, ce qui a donné lieu à des frustrations et des inversions sexuelles; soit suivre la tendance de débauche et commettre des péchés. En outre, certains croient que la femme en elle-même est un mal puisqu’elle a coopéré avec Satan et a tenté Adam en le poussant à manger de l’arbre interdit: c’est elle qui est la cause du premier péché, héritage transmis à toutes les femmes des générations suivantes. A cet effet, le Coran indique que Satan a tenté, à la fois, Adam et Eve, que le Seigneur Tout-Puissant les a pardonnés et que les péchés ne se transmettent pas de père en fils car (Nul homme ne portera le fardeau d’un autre) dit le Tout-Puissant.

L’imam Ibn Al-Quayim, la miséricorde d’Allah soit sur lui, rapporte: «Le Prophète, béni et salué soit-il, encourageait les musulmans à user de ce médicament, à savoir les relations sexuelles, et leur a promis une récompense et le bienfait d’une aumône.»

L’acte sexuel produira donc plusieurs effets: la jouissance de l’homme et de la femme, la promesse de la récompense, l’octroi d’une aumône, la joie de l’âme qui chasse les idées maléfiques, un caractère agréable, un corps agile, une humeur joyeuse et la bonne santé du corps délivré de toutes les mauvaises sub­stances. Si la partenaire est pourvue d’un beau visage, d’un caractère agréable, lui voue un grand amour, et espère obtenir les récompenses promises, le plaisir atteint par ce couple n’aura point d’équivalent et notamment si ce plaisir-là est global; C’est-à-dire chaque partie du corps obtient sa part du plaisir, l’œil jouit en regardant le bien-aimé, l’oreille en entendant le timbre de sa voix, le nez en sentant son odeur, la bouche en l’embrassant et la main en le touchant. Cha­que organe aspire à obtenir un plaisir total du partenaire et ne se repose com­plètement que lorsqu’il est totalement satisfait. C’est la raison pour laquelle Il a dit dans le Coran: « Parmi ses Signes: il a créé pour vous, tirées de vous, des épouses afin que vous reposiez auprès d’elles. »

En plus de cette jouissance, l’homme sera heureux d’avoir obtenu la satisfac­tion du Seigneur Tout-Puissant, et espère par-là avoir une bonne action à ajou­ter à son actif; aussi Satan cherche-t-il toujours à séparer l’homme de son épouse bien-aimée afin qu’ils cherchent une compensation en commettant le péché.

Les paroles d’Ibn Mas’ud, qu’Allah l’agrée, sont citées dans le Sahih d’Al­ Boukhari et celui de Mouslim. Le Messager d’Allah a dit: « Ô jeunes gens! Celui d’entre vous qui a les moyens de se marier devrait le faire car le mariage pro­tège et la vue et le sexe» (résumé du Paradis des amoureux [Rawadat Al ­Muhibbine] pp. 216-217). Les couples devront se méfier des ruses de Satan qui tentera de les séparer. L’imam Ibn Al-Quayim commente ce hadith: ... Tout plaisir renforçant ceux de l’au-delà est accepté par le Seigneur et le satisfait.

La personne qui l’éprouve obtient à la fois sa propre jouissance et la miséri­corde divine qui lui procurera en fin de compte un plaisir plus global. Tout être raisonnable devrait oeuvrer de toutes ses forces pour aboutir au plaisir final et non point se procurer un plaisir suivi par des chagrins et rater ainsi le meilleur des plaisirs. (Source numéro 2)

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Récompense de l'acte sexuel du vendredi

Les Hadiths:

* «Celui qui fait une lotion le vendredi, comme il la fait à la suite d’un rapport sexuel, puis va la mosquée à la première heure, est pareil à celui qui fait l’aumône d’une chamelle; s’il va à la deuxième heure, il est pareil à celui qui fait l’aumône d’une vache; s’il va à la troisième heure, c’est comme s’il fait l’aumône d’un bélier; s’il va à la quatrième heure, c’est comme s’il fait l’aumône d’une poule; s’il va à la cinquième heure, il est pareil à celui qui fait l’aumône d’un oeuf; lorsque l’imam entre, les anges seront présents et écouteront les invocations. » (Rapporté par Al-Hafeth Al-’Iraqui et d’autres) (N.B. L’heure signifie un laps de temps)

Þ C’est le taux minimum des rapports sexuels effectués par les jeunes personnes (c’est-à-dire une fois par semaine). Ce taux diffère conformément aux indi­vidus et à leur âge, mais il ne faudrait pas qu’il y ait plus de deux rapports par semaine -à l’exception de la période de la lune de miel naturellement. Ce taux diminue chez les personnes âgées de plus de 60 ans. Un grand nombre de rap­ports pourra nuire à la santé physique et spirituelle tout comme il empêche l’homme de travailler. Il en est de même pour les rapports sexuels exagéré­ment espacés puisqu’ils font tomber l’instinct sexuel en défaillance et mena­cent la vie du couple. Par sa sagesse, l’épouse est à même de garder l’équilibre requis, et conserver sa santé ainsi que celle de son mari en demeurant dans le juste milieu.

L’imam Ibn Al-Quayim dit: «De nombreuses relations sexuelles affaiblissent l’homme, produisent des tremblements, une paralysie et des crispations, affec­tent la vue, éliminent la ferveur sexuelle et élargissent les conduits qui accumu­lent les restes nuisibles.

Les moments les plus favorables sont: à la suite de la digestion et non point lorsque la personne a faim, car ceci affaiblit la fougue sexuelle, ni lorsqu’elle est rassasiée, car ceci provoque des maladies. Il ne conviendrait pas, non plus, d’effectuer l’acte si la personne est fatiguée, sort du bain, vient de vomir ou éprouve une émotion quelconque telle que souci, chagrin ou joie extrême.

Il conviendrait de laisser passer une partie de la nuit et attendre la fin de la digestion du repas. A la suite de l’acte, la personne se lave ou fait ses ablutions et dort afin de récupérer ses forces, éviter de faire, à la suite de l’acte, des ex­ercices physiques car ils nuiront à sa santé.

* «Celui qui se lave, le vendredi, à la suite d’un rapport sexuel qui exi­ge de sa femme également un lavage de purification, puis s’empresse de partir à la mosquée pour entendre le sermon et assister à la prière, n’utilise point de monture mais y va à pied, s’approche de l’imam et écoute attentivement ses paroles sans proférer de propos futiles, obtiendra pour chaque pas la récompense d’une année entière, à savoir de son jeûne et ses prières nocturnes». (Rapporté par Abou Dawoud, An-nassa’i et Ibnou Majah) Ce hadith est authentique. (Source numéro 2)

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Interdiction de la sodomie

Les Versets Coraniques:

* « Vos femmes sont pour vous un champ de labour: allez à votre champ, comme vous le voudrez, mais faites auparavant, une bonne ac­tion à votre profit. Craignez Dieu! Sachez que vous le rencontrerez; et toi, annonce la bonne nouvelle aux croyants. » (La vache, 223)

Þ Ce verset indique que vos femmes et non point celles d’autrui, vous sont réser­vées. Cette relation se trouve donc au sein de la légitimité puisée du lien spiri­tuel et du contrat établi entre l’homme et la femme, et ne doit dépasser les limites licites tracées. Aussi le Coran invite-t-il les croyants à se marier afin de les éloigner de la fornication. Ensuite, il décrit la femme en tant que champ de labour, moyen de procréation et endroit fertile pour semer les graines. Cette description coranique nous fait imaginer le paysage d’une terre que l’agricul­teur laboure, y sème les graines, en prend soin en la protégeant des mauvaises herbes et des plantes nuisibles jusqu’au moment où elle lui donnera les fruits tant attendus.

Les Hadiths:

* «Allah ne regardera pas tout homme qui sodomise sa femme.»(Rapporté par An-nassa’i). Ce hadith est authentique.

Þ L’imam Ibn Al-Quayim raconte dans son livre «Zad Al-Ma’ad»: «Le Prophète, qu’Allah le bénisse et le salue, a parlé de l’acte sexuel et a dit: «Au­cun Prophète n’a permis la sodomisation lors de l’acte sexuel. Si une permis­sion pareille fut rapportée, elle est complètement erronée.» Il enchaîna ensuite sur le sujet de l’interdiction: «Le verset coranique a interdit la sodomisation de la femme à deux reprises: lorsqu’il a permis la pénétration dans le champ de labour, c’est-à-dire l’endroit d’où provient l’enfant, et non point dans l’anus, lieu des maux. C’est l’endroit du labour que désigne le verset coranique suivant: « Lorsqu’elles sont pures, allez à elles, comme Dieu vous l’a ordonné. »

En outre, lorsqu’Il dit: « Allez à votre champ comme vous le voulez », Il permet à l’homme de prendre sa femme par derrière puisqu’Il dit: « comme vous le voulez » indiquant par là par devant ou par derrière. Ibn ‘Abbas a dit: « Allez à votre champ » veut dire le vagin. Puisque le Seigneur a interdit aux hommes d’approcher leur femme pendant une période déterminée (la menstruation) afin de ne pas provoquer des maux, est-il possible qu’Il leur permette d’approcher l’anus, lieu des maux permanents outre l’infertilité d’un acte pareil et la ressemblance entre le postérieur des femmes et des garçons.

De même, les droits de la femme sont à respecter même lors des rapports sex­uels: elle peut donc exiger que son mari la prenne dans son vagin sinon elle n’accèdera pas à la jouissance. Le postérieur n’a pas été, contrairement au vagin, créé pour un acte pareil.

Ceux qui préfèrent le postérieur au vagin ne respectent point la sagesse et les législations divines; une préférence similaire nuit également aux hommes; les médecins l’interdisent car le vagin a pour caractéristique la possibilité d’attirer l’eau; ainsi l’éjaculation ne s’effectue pas complètement dans le postérieur, à défaut d’une caractéristique pareille. Etant donné qu’il contredit la nature, cet acte nécessite des mouvements fati­guant et se trouve être dégoûtant pour celui qui l’effectue puisqu’il doit faire face à l’endroit de l’éjection des déchets.

Cet acte fait également du tort à la femme puisqu’il est totalement incompati­ble avec sa nature, tout comme il provoque chagrin, souci, répulsion et surtout la perte des bienfaits, et le début des accusations puisque Dieu maudit celui qui effectue un acte pareil, le déteste et ne le regarde pas. A ce moment, peut-on espérer obtenir un bien ou être protégé d’un mal?.

* «Celui qui approche sa femme durant sa menstruation, la sodomise, ou croit aux paroles d’un devin, renie tout ce qui a été révélé à Muham­mad». (Rapporté par Abou Dawoud, An-nassa’i, At-tirmizi et Ibnou Majah) Ce hadith est authentique.

* ‘Omar Ibnul Khattab est venu chez le Prophète, qu’Allah le bénisse et le salue, et lui a dit: « Prophète d’Allah, je suis perdu! » « Quelle est la cause de ta perte? » demanda le Prophète. « J’ai inversé ma selle, cette nuit, » répondit ‘Omar. Le Prophète ne dit mot. Allah lui révéla le verset suivant: « Vos femmes sont un champ de labour. Allez à votre champ, comme vous le voudrez. » C’est-à-dire approchez vos femmes par devant et par derrière mais évitez la sodomisation et la femme en menstruation». (Rapporté par An-nassa’i et At-tirmizi). Ce hadith est considéré comme bon.

Þ ‘Omar a désigné sa femme par le terme «selle» et voulait dire qu’il a pris sa femme par derrière contrairement à la position où l’homme et sa femme font face.

* Un homme a demandé au Prophète, qu’Allah le bénisse et le salue, de lui parler de l’homme qui prend sa femme par derrière. « Cette manière est licite, » répondit le Prophète. Une fois l’homme parti, le Prophète demanda qu’on le rappelle. Il re­vint et le Prophète lui demanda: « Qu’as-tu dit? La pénétration a lieu dans lequel des deux trous? Pren­dre la femme par derrière dans son vagin est licite, mais la sodomisation qui a lieu dans l’anus est illicite. Dieu ne répugne pas à vous montrer la véri­té: Ne sodomisez point vos femmes. » (Rapporté par An-nassa’i et At-taha­wi) Ce hadith est considéré comme authentique.

Þ Il parait que dans le Talmud des Juifs, il existe des écrits qui permettent à l’homme de sodomiser sa femme étant donné que la femme, est, à leur avis, pareille à une tranche de viande qu’ils peuvent manger cuite ou grillée selon leurs goûts.

* Sa’id bm Yassar raconte: «J’ai dit à Ibn ‘Omar: «Nous achetons des esclaves et les sodomisons». Et ‘Omar de lui répondre: «Un acte pareil est interdit à tout musulman». (Rapporté par An-nassa’i et autres) Sa chaîne de transmission est considérée comme authentique.

Þ Ainsi, ‘Omar interdit clairement le coït anal car il ne procure pas à la femme la satisfaction de son désir et la pousse donc à forniquer.(Source numéro 2)

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Interdiction des rapports sexuels pendant les règles

Les Versets Coraniques:

* « Ils t’interrogent au sujet de la menstruation de la femme; Dis: «C’est un mal. Tenez-vous à l’écart des femmes durant leur menstrua­tion; Ne les approchez pas, tant qu’elles ne sont pas pures. Lorsqu’elles sont pures, allez à elles, comme Dieu vous l’a ordonné. » Dieu aime ceux qui re­viennent sans cesse vers lui, il aime ceux qui se purifient. » (La vache, 222)

Þ Il est dit dans Tafsir Al-Maraghi ce qui suit: «La médecine moderne a prouvé que le rapport sexuel au cours de la menstruation provoque les maux suivants:

1 - Des douleurs aux parties génitales de la femme. Il se peut que le rapport sexuel produise des infections dans l’utérus, l’ovaire ou le bassin, allant jusqu’à endommager l’ovaire et causer la stérilité.

2 - L’entrée des matières éjectées lors de la menstruation dans le membre de l’homme pourrait causer une infection purulente qui pourrait atteindre, en s’aggravant, les testicules, les endommager et provoquer ainsi le pire des maux, à savoir la stérilité de l’homme. En outre, s’il existe dans le sang de la femme des bactéries vénériennes, l’homme pourra attraper la maladie.

A cet égard, Ibn ‘Abbas dit: «Celui qui effectue un rapport sexuel avec sa fem­me en période de menstruation devra faire l’aumône d’un dinar ou d’un demi­-dinar». Rapporté par les cinq mais ils ne se sont pas mis d’accord sur le mon­tant: ½ livre sterling d’or ou ¼.

Les Hadiths:

* «Celui qui s’approche de sa femme durant sa menstruation la sodo­mise, ou croit aux paroles d’un devin, renie tout ce qui a été révélé à Muhammad.» (Rapporté par Abou Dawoud, An-nassa’i, At-tirmidhi, Ibnou Majah Al-Hakem) Ce hadith est considéré comme authentique.

* Lorsque le Prophète, qu’Allah le bénisse et le salue, désirait sa fem­me durant sa menstruation, il couvrait ses parties génitales et jouissait d’elle comme il le voulait.(Rapporté par Abou Dawoud et Al-Bayhaqui) Ce hadith est considéré comme authentique.

Þ Les Juifs, imités par certains Arabes de la Jahilya, avaient l’habitude de ne pas se mettre à la même table qu’une femme en menstruation, ni de s’en approcher. L’Islam a aboli une action pareille et a uniquement interdit l’acte sexuel avec une femme en menstruation tout en permettant la jouissance par des attouchements sans la pénétration, conformément au hadith. Aussi l’Islam s’est-il mis au juste milieu entre la répulsion exagérée des Juifs et la permission accordée à certaines communautés d’avoir des rapports avec une femme durant sa menstruation.

Il convient donc de noter la manière de purification que la femme devrait pra­tiquer à la fin de sa menstruation: ‘A’isha raconte: «Asma’ bint Yazid a interrogé le Prophète sur la façon de se purifier. Et le Prophète lui a dit: «Chaque femme devrait prendre de l’eau, et du lotus, étaler sa chevelure et se purifier avec grand soin (ou fait parfaitement ses ablutions). Elle devrait ensuite verser de l’eau sur sa tête et bien frictionner ses cheveux jusqu’à ce que la racine des cheveux se mouille. Elle prendrait un morceau de coton ou de laine parfumée au musc ou avec un parfum quelconque et s’en purifie. « De quelle manière ? » Demanda Asma’. « Mais, purifies-en toi, » répète le Prophète. A ce moment, ‘A’isha intervint et dit à Asma’ à voix basse: «Suis les traces du sang». (Rapporté par tous les ulémas à l’exception d’At-tirmizi).

L’utilisation du coton parfumé vise à débarrasser la femme de l’odeur désagré­able du sang éjecté. Par ce hadith, nous comprenons qu’il est toléré à l’homme d’approcher sa fem­me à la fin de la menstruation même si elle n’a pas lavé la totalité de son corps. « Ne les approchez pas, tant qu’elles ne sont pas pures » indique que le lieu d’où le sang est éliminé devrait être lavé. (Source numéro 2)

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Se laver entre deux actes
 

Les Hadiths:

* «Si un homme approche sa femme et voudrait refaire l’acte, il doit faire ses ablutions avant de l’approcher de nouveau. » (Il est également dit dans une autre version qu’il devrait faire ses ablutions comme pour la prière.) (Rapporté par Mouslim, Abou Dawoud et d’autres)

* Abi Rafe’ raconte: «Le Prophète, qu’Allah le bénisse et le salue, a fait un jour le tour de ses femmes et s’est lavé chez chacune d’entre elles. Je lui ai demandé: «Pourquoi ne faites-vous pas un seul lavage? » Et le Prophète de me répondre: «Car ses lavages successifs me parfument et me purifient.» (Rapporté par Abou Dawoud, An-nassa’i et At-tabarani) Ce hadith est considéré comme authentique.

* ‘A’isha, qu’Allah l’agrée, rapporte: « Lorsque le Prophète, qu’Allah le bénisse et le salue, était en état de Janaba (impureté) et voulait manger ou dormir, il lavait ses parties géni­tales et faisait les ablutions requises pour la prière». (Rapporté par Al ­Boukhari, Mouslim et d’autres).

* ‘A’isha, qu’Allah l’agrée, rapporte: «Le Prophète, qu’Allah le bénisse et le salue, dormait en état de Janaba sans toucher l’eau. Il se lavait à son réveil». (Rapporté par Abou Dawoud, Ibnou Majah, At-tirmizi, Ibn Abi Shiba et d’autres) Ce hadith est considéré comme authentique.

* ‘A’isha, qu’Allah l’agrée, rapporte: «Lorsque le Prophète, qu’Allah le bénisse et le salue, se trouvait en état de Janaba et voulait dormir, il faisait ses ablutions ou une lustration pulvérale (tayammum). (Rapporté par Al-Bayhaqui et Ibn Abi Shiba) Ce hadith est considéré comme authentique.(Source numéro 2)

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Les câlineries pour la femme
 

Les Hadiths:

*Jaber rapporte: «On était avec le Prophète, qu’Allah le bénisse et le salue, lors d’une expédition. Sur le chemin de retour, j’ai dit au Prophète à l’approche de la ville: « Prophète d’Allah, je suis un nouveau marié. » « T’es-tu marié? » demanda le Prophète. « Oui, » répondis-je. « Etait-elle vierge ou déja mariée? » redemanda-t-il. « Déjà mariée, » répondis-je. « Pourquoi n’as-tu pas choisi une vierge que tu aurais câlinée?».

Dans une autre version du hadith, le Prophète répond: « Pourquoi n’as-tu pas choisi une vierge avec laquelle tu pourras échan­ger des câlineries? » Ce hadith est considéré comme authentique.

Dans une autre version, le Prophète, qu’Allah le bénisse et le salue, demande à Jaber: « Qui as-tu épousé? » « Une femme non-vierge, » répond Jaber. « Tu as bien fait de négliger les vierges et leur salive,” a dit le Prophète. «Prophète d’Allah, ‘Abdullah (mon père) est mort, laissant sept ou neuf filles. Je leur ai assuré quelqu’une qui prendrait soin d’elles et les guiderait dans le chemin de la vertu. Le Prophète pria pour moi». (Rapporté par les cinq imams). Ce hadith est considéré comme authentique.

Dans une version rapportée par Mouslim, le Prophète d’Allah répond lorsque Jaber lui annonce son mariage avec une femme non-vierge: «Pour­quoi n’as-tu pas choisi une vierge avec laquelle tu échangeras des câlineries? Ou suivant une variante: «une vierge avec laquelle tu échangeras des plaisanteries? »

Þ L’imam Ibn Al-Quayim commente en disant: Pourquoi le Prophète, qu’Allah le bénisse et le salue, a-t-il préféré la vierge à la femme non-vierge puisque la virginité de la femme prend fin dès la première union sexuelle? Nous citons deux raisons: premièrement; l’union sexuelle avec une vierge désigne une un­ion avec une fille que personne n’a auparavant touchée, ce qui pousse l’homme à l’aimer car il serait pareil à celui qui prend soin d’un terrain encore intouch­able. A cet égard, il est dit dans le Coran: “Que ni homme ni djinn n’a jamais touchées avant eux.” Ensuite, la jouissance peut se poursuivre après le dépucelage.

Deuxièmement, il est dit que «la femme qui a des relations sexuelles avec un homme au Paradis redevient vierge comme elle l’était». (Cité par Tabarani dans son livre p.242.

A’isha rappelait toujours au Prophète, qu’Allah le bénisse et le salue, qu’elle était la seule vierge parmi ses épouses; elle lui disait: “Si tu te trouves dans une vallée pleine d’arbres déjà entamés et d’autres encore intacts, où mènerais-tu paître tes chameaux?» Et le Prophète de lui répondre: «là où les arbres sont encore intacts».

Il est dit dans certaines écritures islamiques: «Epousez des vierges car leurs bouches ont meilleur goût, sont plus fertiles, plus chaleureuses, moins hypoc­rites et se contentent de la moindre subsistance».

Et pourtant, la femme non-vierge a ses bienfaits: elle est plus expérimentée en matière de comportement vis-à-vis du mari. Le Tout-Puissant les a citées dans le verset suivant: « S’il vous répudie, Son Seigneur lui donnera peut-être en échange des épouses meilleures que vous, soumises à Dieu, croyantes, pieuses, repentantes, adorantes, pratiquant le jeûne; qu’elles aient été déjà mariées ou qu’elles soient vierges. » (L’interdiction, 5)

Þ Les câlineries assurent l’obtention du plaisir et la continuité de la vie con­jugale. Le Prophète, qu’Allah le bénisse et le salue, y a attiré l’attention il y a presque quatorze siècles et y a fait allusion à plusieurs reprises d’après les hadiths cités. Les psychologues contemporains ont noté leur importance quand l’un d’eux a dit: «Le rapport sexuel entre deux personnes aspirant à avoir un mariage idéal doit remplir les conditions suivantes: assurer l’égalité des droits des deux parte­naires ainsi qu’une jouissance mutuelle. Aussi toute union sexuelle doit-elle être précédée par des câlineries sinon la femme sera gênée et dégoûtée; l’absence de câlineries pourrait même lui nuire du point de vue corporel et sentimental». Si l’homme passe outre les cajoleries, il affiche une stupidité extrême puisqu’il rate une source abondante de plaisirs aussi réjouissants que ceux procurés par l’acte sexuel. Chaque mot proféré, chaque regard échangé jouent un rôle important dans les préliminaires des amours: ils dévoilent les émotions et les sentiments éprouvés dans ces instants où l’âme est plus apte que le corps à subir les excitations. Quoique puérils pour certains, ces gestes sont extrêmement importants. II suf­fit de mentionner comme preuve à l’appui l’influence de l’odorat sur les rela­tions sexuelles.

L’imam Ibn Aj-jawzi décrit dans son oeuvre «Al-Adhquia’» (les intelligents) l’entraînement qu’imposent les oiseaux à leurs petits, action couronnée de succès et source de grande joie: «Le mâle commence par appeler la femelle qui prend son temps à prime abord, essaie de le séduire, se refuse à lui puis se soumet. Ils s’embrassent et se cajolent...». Il est dit dans le livre intitulé «‘Uyun AI-Akbbar» 4/80: on demanda au Hajjaj: « Le prince cajole-t-il son épouse? » « Que me croyez-vous donc? répondit Al-Hajjaj, un diable? J’irai même jus­qu’à lui embrasser la plante du pied».

Il est conseillé à tout homme de ne jamais passer outre les cajoleries et les caresses préliminaires et de ne jamais se retirer après avoir joui d’elles sans qu’il lui ait procuré le plaisir dû. En outre, il est agréable à la femme de recevoir à la suite de la copulation des cajoleries. Celles-ci jouent un rôle non moins important que celui des câlineries préliminaires; et pourtant un grand nombre d’hommes les délais­sent, tournent la tête et succombent au sommeil, laissant leurs femmes aux prises de leurs émotions et perdent ainsi les meilleurs moments de tendresse qu’elle pourra leur accorder.

Þ C’est-à-dire les vierges et leur salive afin de désigner les câlineries et les embrassades.

Þ Nous déduisons de ce hadith que les époux devraient échanger câlineries et sou­rires et que chacun d’entre eux tente de rendre l’autre heureux.

*‘A’isha raconte: «Onze femmes se sont rassemblées et se sont mises d’accord de ne rien cacher de leur vie conjugale. Chacune avait une plainte différente: qui se plaignait d’une subsistance réduite, qui d’un mauvais traitement, de l’absence des câlineries, d’un taux réduit de rapports sexuels; bref, des plaintes relatives aux plus importants buts visés par l’épouse. Quant à la onzième femme, sa plainte s’est résumé comme suit: « Mon mari, Abou Zar’ m’a enlevé d’une vie misérable pour une vie extrêmement aisée, il a mis des domestiques à mon service et je dormais complètement satisfaite. Un jour, il a rencontré une femme accompagnée de deux enfants qui tétaient ses seins. Il me répudia et l’épousa». ‘A’isha raconte: Le Prophète, qu’Allah le bénisse et le salue, m’a dit: «J’étais pour toi ce que Abu Zar’ était pour sa femme.»

Þ La ressemblance entre le Prophète et Abu Zar’ se limite à la générosité et la bonne entente du couple et n’a rien à voir avec la séparation et le divorce. (Source numéro 2)

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Les câlineries pendant la menstruation et le lavage
 

Les Hadiths:

Le Prophète, qu’Allah le bénisse et le salue, dit au sujet de la femme en état de menstrues: «Disposez librement de vos femmes tout en évitant l’acte sexuel». (Rapporté par tous les ulemas sauf A1-Boukhari).

* Les épouses du Prophète, qu’Allah le bénisse et le salue, rapportent que lorsqu’il désirait l’une d’entre elles, il couvrait ses parties intimes et jouissait d’elle comme il le voulait.» (Rapporté par Abou Dawoud et Al ­Hafeth Al-’Iraqui).

Aisha raconte: «J’effectuai le lavage purificateur en compagnie du Prophète d’Allah en puisant de l’eau dans un même récipient placé entre nous. Nos mains se heurtaient; il me devançait afin que je lui dise: c’est mon tour maintenant!" (Rapporté par Al-Boukhari, Moslim et autres).

Þ Ad-dawidi a déduit de ce hadith que l’homme peut voir sa femme complètement nue, il en est de même pour la femme. Ceci indique qu’il n’est pas possi­ble que ‘A’isha ait dit: «Je n’ai jamais vu le Prophète, qu’Allah le bénisse et le salue, complètement nu.» La chaîne de transmission de ce dernier hadith est donc faible, selon les dires d’Al-’Irâqui; quant à An-nassa’i, il considère ce hadith comme mauvais.

Faibles sont également les hadiths suivants: «Lorsque l’homme approche sa femme, il devrait se couvrir. Les deux partenaires ne devraient pas se dévêtir comme deux chameaux». C’est l’avis d’Abou Hatem Ar-razi, lbn Haban, Ibn Aj-jawzi et autres.

Nous pouvons également déduire du verset suivant: « Elles sont un vêtement pour vous et vous êtes un vêtement pour elles » qu’il conviendrait que les deux se dévêtissent lors du rapport sexuel afin que leur peaux se touchent comme l’in­dique le verset. (Source numéro 2)

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L'amour du Prophète et les cajoleries agréables
 

Les Hadiths:

‘A’isha, qu’Allah l’agrée, rapporte: «Même pendant ma menstruation, je buvais du verre du Prophète, qu’Allah le bénisse et le salue. Lorsqu’il buvait de ce même verre, il dépo­sait ses lèvres sur l’endroit même, où mes lèvres s’étaient déposées! Je transpirais énormément pendant mes menstrues et malgré cela, le Prophète, qu’Allah le bénisse et le salue, déposait ses lèvres sur l’endroit même où mes lèvres s’étaient posées.”

* « Si l’un d’entre vous mange, il ne doit pas essuyer sa main avant qu’elle ne soit léchée par lui ou par quelqu’un d’autre. » (Rapporté par Mouslim).

Þ A cet égard, il conviendrait de raconter l’histoire d’un homme qui croqua une pomme et offrit le reste à sa femme. Cette dernière prit un couteau. Surpris, le mari lui demanda: « Que veux-tu faire? » « Enlever les traces de tes dents, » répondit la femme. Pour toute réponse, l’homme répudia sa femme.

Þ Peut-être insinue-t-on dans ce hadith que si l’homme ne veut pas lécher lui-même sa main, il pourrait demander à sa femme de le faire. Cet acte fait par­tie, sans doute, des cajoleries agréables qui se terminent souvent par des actes amoureux. (Source numéro 2)

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Les relations sexuelles (avis d'un auteur contemporain)
Les différences entre l'homme et la femme
  Le Prophète nous enseigne aussi les manières dans les relations sexuelles. L’homme et la femme ne vivent pas le plaisir de la même manière: l’homme ne cherche qu’à éjaculer puis s’endormir, alors que la femme a besoin d’une longue préparation puis d’une continuation; aussi le Prophète nous enseigne-t-il de préparer le terrain avec des caresses et des baisers et après l’acte d’attendre que sa femme ait complété son plaisir. Abû Yadlâ rapporte selon Anas lbn Mâlik, qu’Allah l’agrée, que le Messager d’Allah, bénédictions et salut sur lui, a dit: « Quand l’un de vous a  des rapports avec son épouse, qu’il soit généreux envers elle. S’il satisfait son désir avant qu’elle n’ait eu le sien, qu’il ne s’empresse pas de la quitter jusqu’à ce qu’elle ait son plaisir».

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Badiner est un amusement Sounnah
  Le Prophète (Salut et bénédictions d'Allah lui) a aussi dit : « Tout amusement du fils d’Adam est une futilité sauf trois choses: le tir à l’arc, le dressage du cheval et les cajoleries avec son épouse: ces trois choses font partie de la Vérité. » (rapporté par Ahmad) (Source numéro 4)

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Quelques conseils pratiques
  Le mieux est de se contenter de préparer et de tourner autour du pot jusqu’à ce que la femme soit la demandeuse, et continuer après l’acte jusqu’à ce que ce soit elle qui désire partir. Ce sacrifice de la part de l’homme ne sera pas vain: il lui rapporte l’amour et la reconnaissance de sa femme, et contribue beaucoup à souder le couple et le faire réussir. (Source numéro 4)

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Et quand il est tard...
  Quand il est tard et qu’on hésite à avoir des rapports, ou qu’un des deux désire et pas l’autre, il vaut mieux y aller directement puis se coucher, sinon on perd plus de temps encore en hésitation et soit le résultat au bout du compte est le même, soit un des deux reste insatisfait et cela est très néfaste pour le couple.(Source numéro 4)

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Ne pas exagérer!
  En exécutant l'acte sexuel dans le licite, l'homme obtient une récompense, il faut donc profiter: Cela donne l’équilibre aux deux conjoints et les met de bonne humeur et c’est un excellent calmant quand une dispute s’annonce. Cependant, il ne faut pas exagérer: l’homme ne doit pas se forcer quand il n’a pas envie ou ne se sent pas capable ou qu’il se sent en état de faiblesse, autrement, en forçant plus que naturel, on risque d’affecter sa santé et de perdre de sa puissance. (Source numéro 4)

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La Dou'a à dire avant
  Je signale au passage le dou'a à dire par les deux partenaires au moment d’avoir des rapports : «O Allah! Ecarte Satan de nous et de ce que tu nous donnes (comme enfants)» (rapporté par al-Boukharî et Mouslim); le Prophète a promis que si un enfant est conçu de ces rapports, Satan ne le touchera pas. Par ailleurs, il est rapporté que le Prophète a dit: « Si un homme a des rapports avec sa femme au moment de la prière du sobh et à cause de cela prie après le lever du soleil, si un enfant naît de cette union, il désobéira à Allah. (Source numéro 4)

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Rappel de ce qui est interdit
   Il y a deux choses interdites et rien de plus: sodomiser (pénétration par l’anus) et les relations pendant les règles. Aïcha raconte que pendant ses règles, elle mettait une jupe ou un short et le Prophète jouissait du reste de son corps (Aïcha, qu’Allah l’agrée, raconte: « Quand le Messager d’Allah, bénédictions et salut sur lui, voulait jouir d’une de ses femmes qui était indisposée, il couvrait son sexe avec une chose puis faisait ce qu’il voulait. ») cela est la sounna, mais ce qui est formellement interdit est la pénétration, en  dehors de ces deux interdits, les juristes autorisent que la femme masturbe son mari pendant ses règles. Il est aussi recommandé de garder la pudeur dans le couple, le Prophète, bénédictions et salut sur lui, a dit: « Quand l’un de vous va vers sa femme, qu’il se couvre, et qu’ils ne se dénudent pas comme des ânes.» (rapporté par lbn Mâjah). Mais la pudeur reste relative: le Prophète et Aîcha n’ont jamais vu le sexe l’un de l’autre, mais cela s’est fait avec ses autres femmes. (Source numéro 4)

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Rappel de ce qui est autorisé
 

Toutes les positions sont permises. Pour le reste, ce dont Allah et le Prophète n’ont rien dit, il vaut mieux ne rien en dire et laisser chacun faire ce qui l’arrange. (Source numéro 4)

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