LE MARIAGE

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Les démarches 
L'examen médical pré matrimonial

Þ Les deux premiers hadiths authentiques préviennent de la contagion et invitent les gens à la craindre. Les gouvernements de nos jours ont émis des lois ren­dant obligatoire l’examen médical pré-marital et pourtant l’Islam était pion­nier dans ce domaine.

Il est malheureux de noter que la plupart des médecins prennent cet examen à la légère, et que les futurs époux essaient de s’en passer, engendrant par cet acte-là des conséquences déplorables nuisant à leurs propres personnes et à leurs futurs enfants. En outre, l’homme ou la femme souffrant d’un mal con­tagieux devrait, de par sa conscience religieuse, éviter d’unir sa vie à une autre personne. Il est dit dans un hadith authentique: «N’est croyant que l’homme qui souhaite à son frère le même bien qu’il se souhaite».

Dr. Wajih Zein Al-’Abidine a dit dans son article «L’Islam et l’éducation sexuelle» en commentant le troisième hadith «celui d’entre vous qui a les moyens de se marier devrait rechercher la femme convenable en la préservant de tout mal comme il veut s’en préserver»: La protection de l’homme et de la femme pour­rait, voire devrait, passer dans le régime musulman par l’examen prémarital et notamment pour connaître si la femme est féconde, si l’homme ne souffre pas de maladie contagieuse, d’impuissance, de stérilité ou de démence.

Pour que l’homme soit acceptable, il faut qu’il ait une bonne santé et les moyens d’assurer le ménage et le pouvoir sexuel.

Il existe donc des analyses nécessaires que les fiancés devraient faire avant leur mariage afin de s’assurer de leur bonne santé et connaître les lacunes en vue de les soigner.

Analyses de sang des fiancés:

Ces analyses doivent concerner le rhésus. A cet effet, quatre possibilités sont à prévoir:

Première possibilité: le rhésus des deux fiancés est positif.

Deuxième possibilité: le rhésus des deux fiancés est négatif.

Troisième possibilité: le rhésus de la femme est positif, celui de l’homme est négatif.

Dans ces trois cas, les groupes sanguins sont compatibles et ne posent aucun problème.

La quatrième possibilité à prévoir est le cas où le rhésus de la femme est négatif et celui de l’homme positif; ces deux rhésus sont incompatibles et des cas pareils n’arrivent, heureusement, que très rarement. L’union d’un couple por­tant des groupes sanguins incompatibles provoque, lors de la naissance d’un enfant portant un rhésus positif, l’apparition d’anticorps dans le sang de la mère. La première grossesse et le premier accouchement se passent de façon normale, mais la deuxième et la troisième grossesse peuvent subir de mauvaises conséquences dues à la présence desdits anticorps. Ainsi le taux des complications ne fait que s’accroître avec les grossesses successives à cause de la multiplication des anticorps dans le sang.

Mais louange à Dieu, des complications pareilles n’ont lieu que très rarement et uniquement quand le sang du fœtus se mélange à celui de sa mère. Le pour­centage ne dépasse pas les 10%. La médecine actuelle est, en outre, capable de soigner des cas similaires en changeant le sang du nouveau-né.

L’analyse du sperme du mari: Le nombre des spermatozoïdes ne doit pas être inférieur à 40 millions/ml; de plus, le pourcentage d’activité lors de l’éjaculation ne doit pas être inférieur à65%. Si les résultats des analyses ne donnent pas des taux pareils, la médecine actuelle est à même de réanimer les spermatozoïdes et multiplier leur nombre.

L’analyse de la sécrétion de la prostate: Cette analyse s’avère nécessaire afin que le couple s’assure de l’inexistence d’infections chroniques susceptibles de causer l’infection du col de l’utérus de la femme. (Revue Tabibaq Al-Khas)

Les Hadiths

* «Fuyez le lépreux comme si vous fuyiez un lion.» (Rapporté par Al-­Boukhari)

* «On ne doit pas amener de chameaux malades pour s’abreuver avec d’autres sains.» (Rapporté par Al-Boukhari).

* «On ne doit pas répondre au mal par le mal. » (Rapporté par Ahmad et IbnMajah et ils l’ont authentifié ). (source 2) 

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L'examen de conscience et l'amour éternel

Les Versets Coraniques:

* « Car ils les préfèrent à eux-mêmes, même s’il y a pénurie chez eux; Et quiconque se garde de sa propre avidité.., les voilà alors ceux qui réussissent. » (La mobilisation, 9)

Les Hadiths :

* L’homme ne devient croyant que lorsqu’il souhaite à son frère le bien qu’il se souhaite à lui-même». (Rapporté par Ahmad dans son Masnad, At-Tirmizi et An-nassai).

Þ Un homme demanda: «Veux-tu savoir si ton mariage aura la chance d’être réussi, permanent et heureux? si oui, poses-toi les questions suivantes:

A - Cherches-tu à rendre heureuse la personne aimée? Désires-tu l’aider à faire les choses qu’elle aime? Ou bien cherches-tu en premier lieu ton propre bonheur et tu t’attends à ce qu’elle travaille de façon continue à renforcer ton bonheur? La fille ne devrait point épouser un homme dans l’espoir de le chan­ger après le mariage ou en croyant qu’elle pourrait changer quelques traits de son caractère pour la seule raison qu’il l’aime.

B - Ressens-tu le désir permanent de mettre un terme à toutes vos querelles au moment de leur déclenchement? Cherches-tu à sauvegarder votre vie con­jugale plus que de démontrer la véracité de ton point de vue à chaque querelle?

Es-tu prêt à réduire un peu de ton orgueil durant vos querelles dans le seul but d’atteindre une compréhension tant désirée? Crois-tu que les querelles qui vous mettent face à face portent les graines susceptibles de donner lieu à des possibilités constructives renforçant votre vie conjugale?

Ce genre d’amour diffère de l’amour au cours duquel l’homme évite toute dis­cussion et insiste à avoir toujours le dernier mot. L’amour mûr se base sur le renforcement de la vie conjugale pour qu’il ne cherche à renforcer continuelle­ment la personnalité de l’homme ou de la femme.

C- Penses-tu au sens du mot «Nous» quand tu fais des projets d’avenir, penses-tu à un avenir commun à vous d’eux? Avez-vous discuté de vos espoirs et désirs?

L’un de vous ressent-il qu’il fait partie de l’autre? Etes-vous des personnes capables d’un amour mûr?

D- Sentez-vous que vous avez un objectif commun? Cet objectif-là est-il ca­pable d’exaucer vos désirs réciproques et rendre vos rêves des réalités? Votre amour est-il capable d’animer et susciter votre intérêt à faire des choses qui avaient pour vous une grande valeur? Votre amour a-t-il élargi le cercle de vos intérêts? La gentillesse réciproque n’est guère suffisante, le couple doit avoir un but afin que la vie conjugale se poursuive. Si l’homme trouve dans la fille choisie la mère idéale pour ses enfants, et la fille trouve dans son homme le parfait père pour ses enfants, l’amour n’est plus un but en soi-même, il s’est développé pour atteindre des buts plus lointains. L’amour éternel est bien celui qui guide les amoureux et les encourage à effectuer des travaux de plus en plus impor­tants. L’amour partagé entre un homme et une femme donne au couple une meilleure possibilité de bonheur et de création. Comment conserver l’amour vivace?

Si l’amour réussit à passer ces tests sans effort et concentration spéciale, il n’est pas pour autant certain que cet amour serait durable. Car l’amour est pareil à une plante: il a besoin d’alimentation et de soins afin qu’il demeure sain et dure longtemps.

Chaque personne exprime son amour à sa façon: il est des gens qui demandent aux autres de leur prouver leur amour et leur affection; alors que d’autres ne demandent qu’une appréhension mûre de la relation qui les lie aux autres; chaque couple devrait donc opter pour la façon d’expression la plus adéquate. Il existe des méthodes essentielles susceptibles pour garder l’amour vivace et conserver l’amour du partenaire, à savoir échanger des présents, se souvenir de certaines occasions spéciales, regarder le partenaire avec désir et amour, lui faire des salutations et des adieux bien chauds, partager avec lui des émotions lors de l’accomplissement de certaines actions, l’écouter avec attention et s’intéresser à son travail et ses activités. (source 2) 

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Intercéder en faveur des amoureux

Þ L’intercession ne doit avoir lieu que si les deux parties sont honnêtes; mais si l’un des deux est un libertin, cette intercession n’est pas à faire. L’autre partie devrait être mise en garde afin qu’elle choisisse son époux ou épouse avec modération et à la suite de mûre réflexion et ne pas suivre ses amour et passion illusoires.

Les Versets Coraniques:

* « Quiconque intercède d’une intercession bonne en aura une part; et quiconque intercède d’une intercession mauvaise en aura une responsabili­té ». (Les femmes, 4)

* « Entraidez-vous dans la charité et la piété, et ne vous entraidez pas dans le péché et la transgression ». (Le plateau servi, 2)

Les Hadiths:

* «Intercédez, vous serez récompensés; Allah réalise ce qu’il aime par l’intermédiaire de son Messager». (Rapporté par Al-Boukhari, Abou Dawud, At-tirmizi et An-nassa’i).

* Revoir l’histoire de Barira

* Un homme a marié sa fille au temps du Messager d’Allah. Un autre homme avait auparavant demandé sa main. Le Prophète, qu’Allah le bénisse et le salue, apprit que la fille n’aime pas celui que son père l’a forcé à épouser alors que son mariage avec l’autre homme lui aurait plu. Aussi sup­prima-t-il le mariage que son père a voulu établir et la maria à celui qu’elle voulait. (Rapporté par Al Boukhari, An-nassa’i et Ibn Majah suivant dif­férentes versions)

* Le Calife Abou Bakr As-siddiq faisait un tour dans les rues de la vil­le. Il entendit une esclave travaillant au moulin réciter ces vers: «Je l’ai aimé alors que j’étais une fillette, avant qu’on ne m’enlève mes amulettes; il était mince, avait un beau visage illuminé (pareil à la lune) et gagnait en im­portance dans la lignée des Hashim». Il frappa à la porte et lui dit quand elle sortit:  «Malheur à toi, es-tu libre ou esclave?» Je suis esclave, répondit-elle, O calife du Messager d’Allah? Et Abou Bakr de dire: «Qui aimes-tu?» Elle fondit en larmes: «Je vous supplie de vous en aller». Je ne partirai que si vous me dites qui vous aimez, répondit le Calife. Ce à quoi elle ajouta: «L’amour a joué avec mon cœur et je pleure pour l’amour de Mohammad Ben Al-Kassim». Abou Bakr se dirigea à la mosquée et envoya chercher le maître de l’esclave; il l’acheta de lui et demanda à faire venir Mohammad Ben Al ­Kassim Ibn Jafar Ibn Abi Taleb et dit: «Voilà les tentations des hommes qui ont fait mourir d’amour un grand nombre de femmes honnêtes et nuit à la santé d’autres».

* Une esclave s’est adressée à ‘Othmane Ibn ‘Affane et s’est plainte d’un homme Ançarite. ‘Othmane lui demanda: «Quelle est ton histoire? » Et l’esclave de répondre: «Je suis tombée amoureuse de son neveu et n’ai pas arrêté de prendre soin de lui. » ‘Othmane dit à son maître: «Tu as devant toi deux solutions: tu l’of­fres à ton neveu ou je te l’achète.» L’homme répondit: «Je te fais témoin que j’ai fait don de cette esclave à mon neveu.»

* On emmena à ‘Ali Ben Abi Taleb, qu’Allah l’agrée, un garçon arabe pris en flagrant délit dans une maison en pleine nuit. « Racontes-moi ton histoire? » Demanda ‘Ali Ben Ahi Taleb. « Je ne suis pas un cambrioleur, répondit le garçon, et je te dirai la véri­té. » Puis il cita des vers dont le sens est le suivant: «Je me suis attaché à une fille d’une grande beauté de la demeure de Bani Rabah; elle était belle, d’un caractère agréable et avait toutes les raisons d’être fière de ses atouts. L’amour m’a guidé vers cette maison et j’y suis entré afin de déclarer ma flamme. Les habitants de la maison m’ont attrapé et pris pour un cambrioleur qu’il faudrait tuer et emprisonner. ‘Ali eut pitié de lui et dit à Al-Mouhallab Ben Rabah: «Offre-lui cette fille et nous te donnerons une autre en compensation.» « Prince des croyants, demanda Ben Rabah, pouvez-vous lui demander son nom? » Et le garçon de répondre: «An-Nahas Ibn ‘Oyayna Al-’Ajali.» « La fille est à toi, » dit Ibn Rabah.

* Mou’awiya Ibn Abi Souffiane acheta une esclave du Bahraïn. Il l’admirait énormément. Un jour il l’entendit en train de citer  des vers dont le sens est: «Je l’ai quitté telle une branche agitée sur le sable; il était beau et en­core tout jeune (dont les moustaches étaient à peine poussées). « De qui parles-tu? » Demanda Mu’awiya. « C’est mon cousin, fils de mon oncle paternel, » répondit l’esclave. Il la rendit à son cousin, malgré l’affection qu’il lui portait.(source 2) 

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Aider les pauvres à se marier

Un des Compagnons s’était consacré au service du Messager d’Allah, qu Allah le bénisse et le salue. Il passait ses nuits chez lui afin d’exécuter ses ordres et d’être toujours prêt à lui rendre service. Un jour, le Messager d’Allah lui dit: «Ne veux-tu pas te marier?» Et l’homme de répondre: «Messager d’Allah, Je suis un pauvre homme qui ne possède rien et je me consacre à ton service». Le Prophète se tut puis réitéra sa question. Le com­pagnon réfléchit et se dit: «Le Messager d’Allah, qu’Allah le bénisse et le salue, est plus savant de mes intérêts dans la vie présente et l’au-delà et de ce qui me rapproche du Seigneur. S’il me demande la même chose une troisième fois, je me marierai». Il entendit la même question posée pour la troisième fois! "Messager d’Allah, dit-il, trouvez-moi une épouse." Et le Prophète de lui répondre: «Vas chez la tribu telle et dis-leur le Messager d’Allah m’envoie chez vous afin que vous me donniez votre fille pour épouse». « Mais, riposta l’homme, je n’ai aucune possession à leur offrir. » Le Prophète dit alors à ces compagnons: «Réunissez à votre frère le poids d’un noyau d’or». Ils s’exécutèrent, l’accompagnèrent à la tribu désignée et lui offrirent un mouton pour le repas des noces. (Rapporté par Ahmad dans son Masnad). Ce hadith est considéré comme authentique.

Þ C’est-à-dire moins de cinq grammes d’or. Il était de coutume, jadis, que le marié organise une petite fête à l’occasion de la signature du contrat de mariage et y invite ses amis, ses parents et ses voisins. Il les recevait assis, tenant son chapeau à l’envers afin que chacun y remet son cadeau pour que le marié puisse payer le salaire d’honneur et la fête du mariage.

Þ J’avais publié dans mon livre «Pour une famille meilleure», il y a plus de vingt ans, l’article intitulé «Dirigez-vous au mariage» dont, je cite: «Dirigez-vous au mariage!», la parole en or qui devrait prendre la place des phrases suivantes: «Allons au cinéma ou allons au café». Le mariage même doit être aussi facile et rapide! Le nombre des jeunes hommes et femmes encore célibataires annonce un mal affreux et une catastrophe à la fois sociale, politique et morale! Car chaque fois qu’une communauté a délaissé le mariage, la débauche s’est répandue et elle est devenue sujette à des invasions étrangères compte tenu de la décadence morale et l’abandon du mariage. Dans son discours adressé au peuple français après l’invasion allemande, le maréchal Pétain a dit: «Pesez vos péchés! Ils pèsent vraiment lourds! Vous ne voulez plus d’enfants, vous avez abandonné la vie de famille, la vertu et toutes les bonnes moralités leur préférant les désirs sexuels satisfaits à n’importe quel endroit. Regardez bien où vos passions vous ont mené. Malheureusement, lorsqu’un homme demande la main d’une fille, le père de cette dernière lui débite rapidement et tout innocemment la liste des exigences renfermant un salaire d’honneur extravagant et des équipements grandioses. L’épouse n’a-t-elle pas besoin de bijoux de vêtements, de meubles, d’une salle à manger un salon, une chambre à coucher, un réfrigérateur, une laveuse, un conditionneur d’air, des tapis, une voiture... en plus de la fête de la signature du contrat et du mariage. Je ne voudrais pas discuter cette affaire car je considère toutes ses demandes superficielles, mais je rappelle à tous les pères le montant du salaire d’honneur de la fille du Prophète, qu’Allah le bénisse et le salue, et la description de son trousseau et des meubles de sa maison. (Source 2) 

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La cérémonie
La présence du tuteur est obligatoire

Le Verset Coranique:

* « Et mariez celles des vôtres qui n’ont pas de mari et aussi les gens de bien parmi vos esclaves hommes et vos esclaves femmes. S’ils sont be­sogneux, Dieu les mettra au large, de par Sa grâce. Dieu, cependant, est immense, savant. » (La lumière, 24)

Þ Ce verset prouve que la femme, mineure soit-elle ou majeure, ne peut pas signer le contrat de mariage sans la présence de son tuteur puisque la parole di­vine s’adresse aux tuteurs et aux maîtres. A l’instar de tous les ordres et interdictions religieux, l’approbation du tuteur sur le mariage est fonction de son instinct moral et son bon goût. Si sa parente entre un jour chez lui et lui présente son mari sans qu’elle lui en ait parlé, elle lui occasionnerait une affreuse surprise qu’aucun homme honnête et sage n’ac­cepterait. Les «Hanafites» (adeptes de Abou Hanifa) disent que la fille majeure n’a pas be­soin du tuteur pour accepter son mariage conformément au hadith suivant: «La femme qui a quitté ou perdu son mari a plus de droit que son tuteur de dis­poser de sa personne». Mais ils ne possèdent aucun argument renforçant leurs dires. Al-Manawi dit dans son «Tafsir»: «C’est-à-dire que son tuteur ne pourra la marier que si elle accepte son choix verbalement». En fait, l’absence du tuteur a provoqué des malheurs: car la femme se hâte d’épouser un homme qui la comble de paroles mielleuses et fait ainsi malheureusement un mauvais choix allant même jusqu’à vivre misérablement avec un homme pareil qui pourra la répudier après avoir atteint son but. Même si la femme a besoin de l’accord de son tuteur, ce dernier devrait agir toujours dans l’intérêt de la fille sinon celle-ci pourrait recourir au juge qui de­vient, après avoir enquêté et prouvé la justesse des accusations de la fille, son tuteur et la mariera à l’homme qu’elle aura choisi après s’être assuré de sa bon­ne moralité.

Les Hadiths:

* «Un mariage n’est jamais conclu sans la présence du tuteur et de deux témoins intègres». Ce hadith est considéré comme authentique.

* «Si la femme se marie sans obtenir l’approbation préalable de son tuteur, son mariage serait illicite, illicite, illicite». (Rapporté par Ahmad dans son Masnad, At-Tirmizi et Ibnou Majah). Ce hadith est considéré comme bon.(source 2)

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L'obligation d'obtenir l'accord de la fille

Les Hadiths:

* Le Prophète qu’Allah le bénisse et le salue, a dit: «Toute femme qui a perdu son mari ne peut se marier sans son consentement; quant à la vierge, on lui demande son accord.» On lui demanda: « Messager d’Allah, de quelle manière donne-t-elle son accord? » « Son silence vaut consentement, » répondit-il. (Rapporté par Al ­Boukhari et Mouslim).

* Khansa Bint Khadham raconte que son père a conclu son mariage sans qu’elle y consente alors qu’elle était veuve. Elle s’adressa donc au Prophète d’Allah qui annula son mariage. (Rapporté par tous les imams sauf Mouslim)

Þ Nombreux sont les cas où le père passe outre l’ordre du Prophète et ne de­mande pas à sa fille d’approuver le choix de son futur époux; les conséquences sont toujours extrêmement fâcheuses.

* ‘Abdullah Ibn Burayda rapporte: «Une fille s’est adressée au Messager d’Allah et lui a dit: «Mon père m’a marié avec son neveu en vue d’améliorer sa misér­able condition. Le Prophète, qu’Allah le bénisse et le salue, lui donna le droit de faire son choix. Ce à quoi elle répondit: «Je donne la permission à mon père mais je voudrais dire aux femmes que leurs pères ne doivent pas choisir pour elles». (Rapporté par Al-Hafeth Al-’Iraqui).  (source 2)

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Interdiction d'exagérer la dot

Les Hadiths:

* "Pour rendre une femme heureuse, facilitez ses fiançailles, sa dot et sa descendance." (Rapporté par Ahmad dans son Masnad, An-nassa’i). Ce hadith est considéré comme bon.

* Une femme s’est adressée au Prophète d’Allah, qu’Allah le bénisse et le salue, en disant: «Messager d’Allah, je m’offre à toi. » Le Prophète la regarda longuement puis baissa la tête. A ce moment, un homme se leva et lui dit: «Si tu n’en veux pas, donne-la moi pour épouse. » As-tu quelque chose à lui offrir comme dot?» demanda le Prophète. « Je n’ai que ce que je porte sur moi, mon izar, répondit l’homme. » « Cherche, ajouta le Prophète, même une bague en fer.»  L’homme chercha mais ne trouva rien. Le Prophète redemanda alors: «Connais-tu des sourates du Coran?» « Oui, répondit l’homme, la sourate telle et telle». Ainsi, conclut le Prophète, je te marie avec elle, contre ce que tu connais de Coran. »

Dans une version, il est dit que le Prophète a conclu en disant: «Je vous déclare mari et femme, enseigne-lui le Coran.»

Þ Le hadith ne signifie pas que le port de la bague en fer est permise même aux femmes, mais le but en est d’exploiter sa valeur vu que le Prophète a interdit son port suite à l’histoire qui raconte que le Prophète, qu’Allah le bénisse et le salue, a vu un des compagnons porter une bague en or. Il s’est détourné de cet homme qui enleva la bague et en prit une autre en fer. Le Prophète lui dit: «C’est un mal. Ce sont les gens du Feu qui portent ce bijou.» L’homme jeta la bague et porta une autre en argent (Rapporté par Ahmad dans son Masnad). Conformément a sa chaîne de transmission, ce hadith est considéré comme bon.

On rapporte également que lorsque le Prophète qu’Allah le bénisse et le salue, lui demanda une bague en fer mais en vain, l’homme lui dit: «Voilà mon izar, je lui en donne la moitié.» Le Messager d’Allah lui dit: «Quel bien lui ferait ce manteau? Si tu le portes, elle ne l’aura pas sur elle et si elle le porte, tu ne l’auras pas sur toi.» L’homme s’est assis et a longuement réf­léchi. Ensuite, il se leva et était sur le point de partir lorsque le Prophète l’appela et lui demanda: «Quelles sont les sourates que tu connais?» « La sourate telle et telle fut la réponse et la suite du hadith est identique à la précédente. » (Rapporté par les cinq imans).

* Abou Salama raconte: «J’ai demandé à ‘A’isha: « A combien s’élevait la dot offerte par le Prophète, qu’Allah le bénisse et le salue? » «Il a payé à ses femmes 12 onces et un nach,» répondit-elle. « Sais-tu quel est l’équivalent d’un nach? » re demanda-t-elle. « Non, » répondis-je. « ½ once, » répliqua-t-elle. « C’est plutôt 500 Dirhams, » rétorquai-je. (Mouslim).

* Ibn ‘Abbas, qu’Allah l’agrée, raconte: «Lorsque ‘Ali épousa Fati­ma, qu’Allah l’agrée, le Messager d’Allah lui dit: «Offre-lui quelque chose». « Mais je ne possède rien, » répondit ‘Ali. « Offre-lui donc ton bouclier. »(Rapporté par An-nassa’i, Al-Hakem). Ce hadith est considéré comme authentique.

Þ Telle était la dot de la fille du Messager d’Allah, qu’Allah le bénisse et le salue. Son père a accepté ce bouclier qui ne lui était d’aucun profit sauf qu’il consti­tuait tout simplement un symbole. L’Islam a donc exhorté les croyants à faciliter le mariage et non pas à suivre les traditions inconvenantes de ce siècle qui pourraient ruiner l’époux.

* Anas raconte: « Abou Talha épousa Oum Soulaim. La dot sur laquel­le ils se sont convenus fut l’Islam! Oum Soulaim s’est convertie à l’Islam avant Abou Talha et exigea, lorsqu’il lui demanda sa main, qu’il se conver­tisse à son tour. » (Rapporté par An-nassa’i). Ce hadith est authentique.

* ‘Omar Ben Al-Khattab a dit: «N’élevez point avec exagération la dot des femmes. Si cette exagération avait été une considération dans la vie d’ici-bas et un signe de piété auprès de Dieu, votre Prophète en aurait été plus digne que vous». La dot payée par le Prophète à ses épouses et exigée par lui lors du mariage de ses filles n’a point dépassé le montant de douze onces (d’argent). » (Rapporté par Ahmad dans son Masnad, At-Tirmizi, et An-nassa’i). Ce hadith est authentique.

* ‘Ali Ben Abi Taleb, qu’Allah l’agrée, raconte: «Le trousseau de Fatima, la fille du Prophète, qu’Allah le bénisse et le salue, était composé d’un tissu de velours et d’un oreiller fourré de paille».

* Jaber qu’Allah l’agrée, raconte: «Nous avons assisté au mariage de Fatima. On n’a jamais vu un plus beau mariage. On a fourré son matelas de fibres, apporté et mangé des dat­tes sèches et du raisin sec. Son matelas était recouvert, la nuit de ses noces, d’une peau de bélier. »

Þ Grande est donc la différence entre la simplicité et la facilité caractérisant ce mariage et l’extravagance de celui des filles et des femmes des rois et des princes. Ces derniers ont, dans certains cas, conduit à l’épuisement du trésor public. Nous citons de ces mariages:

- (1) Le mariage du Ma’mune et de Burane. La demeure du Calife fut re­couverte de pierres précieuses. Les femmes étaient invitées à en prendre le nombre qu’elles désiraient, en l’honneur de la mariée. Lorsque les princes et les commandants des armées se sont réunis, le Calife a jeté sur eux des papiers sur lesquels étaient inscrits les noms des villages offerts. Ce mariage satanique fut, en plus, nommé «l’appel à l’Islam».

- (2) On résume un extrait du livre intitulé «Trois mariages ont abouti à la banqueroute de la trésorerie» écrit par Dr. Muhammad Ahmad Al-Hafni: «Les historiens racontent que le trousseau de Quatr An-nada, fille de Khamarawiyah et épouse du Calife Al-Mo’tadid, était constitué, entre autres: d’un banc formé de quatre blocs d’or surmonté d’un dôme en or treillé. De chaque oeil du treillé était suspendue une boucle sertie d’une pierre précieuse ainsi qu’un mortier en or pour pulvériser les arômes et mille blocs d’or d’un montant de 10 dinars chacun. Les dépenses extravagantes de Khamarawiyah ne se sont pas limitées à la pré­paration du trousseau de fille; il a également arrangé son déplacement de l’Egypte à Bagdad en donnant l’ordre de construire un palais aux différentes étapes du voyage afin que sa fille y demeure et y trouve tout ce dont elle a be­soin. Ibn Khillikan raconte que le montant du salaire d’honneur de Quatr An­nada s’élevait à un million de dirhams, somme négligeable en comparaison avec la totalité des dépenses de Khamarawiyah. Il suffit qu’on mentionne que Ibn Al-Khasas, le bijoutier chargé de préparer le trousseau, a obtenu la somme de quatre cent mille dinars.

- (3) Le mariage des filles du Khidyawiy Isma’il. Les extravagances de ces mariages se sont uniquement rapportées aux trousseaux des quatre filles d’Is­ma’il. Il a réuni les plus précieux bijoux sertis de diamant et de rubis ainsi qu’un grand nombre de récipients en or. Chaque trousseau comptait aussi un lit plaqué d’une épaisse couche d’or pur et dont les colonnes étaient serties de rubis et de turquoises. Ce mariage a abouti à la banqueroute des la trésorerie publique du monde arabe, l’empêchant ainsi de fournir et préparer les armées. Aussi les croisés et les Moghols ont-ils pu, jadis, envahir le monde arabe et récemment les Anglais ont pu intervenir en Egypte et l’accaparer.(source 2)

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L'obligation de payer la dot (salaire d'honneur)

Les Versets Coraniques:

* « Et donnez aux épouses leur salaire d’honneur, comme de droit. Si de bon gré, elles vous en abandonnent quelque chose, consommez-le alors en bien manger et bien boire. » (Les femmes, 4).

Þ A cet effet, il est à savoir que le salaire d’honneur est un droit dû à la femme, dont le mari ne peut disposer. Il ne peut donc pas l’obliger à payer avec son salaire son trousseau. C’est à lui que revient le paiement de l’habitation, les meubles de la maison, les vêtements de la femme et ses différentes dépenses (à l’encontre de la tradition en vigueur de nos jours) sauf si elle accorde une part de son salaire de bon gré. Le verset coranique cité ci-haut constitue une preuve remarquable. Mais un grand nombre d’hommes exige des parents de sa fiancée d’acheter une multitude de robes, des meubles, des bibelots et des récipients, un acte pareil constitue un moyen d’usurpation de l’argent des autres et une contradiction à la législation divine refusée par tout homme digne et croyant en Dieu et au Jour dernier.

* « Si vous voulez substituer épouse à épouse et que vous ayez donné à 1’une un quintar, n’en reprenez rien. Quoi! Vous le reprendriez au prix d’une calomnie et d’un péché manifeste? Et comment le reprendre, une fois que vous vous êtes découverts l’un à l’autre, et qu’elles ont obtenu de vous une alliance ferme? » (Les femmes, 19-20)

Þ A condition qu’il l’ait accordé de bon cœur sans que la famille de la fiancé l’ait stipulé ou exigé.

Les Hadiths:

* «Tout homme qui promet de payer à son épouse un salaire d’hon­neur d’un montant déterminé sans avoir l’intention de le lui payer vraiment effectue un acte de vol. S’il meurt sans lui avoir payé son dû, il se présentera devant le Seigneur comme fornicateur.» (Rapporté par Tabar­ani) Ce hadith est considéré comme authentique.

* «La plus légitime des conditions serait de payer la dot exigée par vos épouses». (Rapporté par Al-Boukhari et Mouslim).(source 2)

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Le discours des fiançailles

* Il est bon de tenir, lors des fiançailles, un discours commençant par les louanges au Seigneur et les salutations à son Messager, qu’Allah le bénisse et le salue.

On dit par exemple: «Louange à Dieu. Nous lui demandons aide et pardon. Nous l’implorons de nous préserver de nos méfaits et des séquelles de nos actes. Celui que Dieu dirige dans la bonne voie, nul ne peut l’égarer, et celui qu’Il égare, nul ne peut le diriger. J’atteste qu’il n’y a de divinité qu’Allah et que Mohammed est son ser­viteur et Prophète. Croyants! Craignez Dieu de la crainte qu’Il mérite. Ne mourez qu’en état de parfaite soumission à Lui. Hommes! Craignez votre Seigneur qui vous a créés d’un seul être puis, de celui-ci, Il a créé son épouse, et il a fait naître de couple un grand nom­bre d’hommes et de femmes. Craignez Dieu, vous vous interrogez à Son sujet et respectez les entrailles qui vous ont porté. Dieu vous observe. O vous qui croyez! Craignez Dieu! Parlez avec droiture, afin qu’Il réforme votre conduite et qu’Il vous pardonne vos péchés. Quiconque obéit à Dieu et à Son Prophète, jouit d’un bonheur sans limite. Ensuite le prétendant formule sa demande en disant par exemple: «Je vous demande la main de votre fille ou pupille ou autre».

* Le Prophète, qu’Allah le bénisse et le salue, a dit: «Toutes fiançailles conclues sans que les personnes présentes prononcent la shahada sont pareilles à une main amputée». (Rapporté par At-tirmizi). Ce hadith est considéré comme bon.(source 2)

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Les chants et les tambourins

Les Hadiths:

* Ar-rubay’ bint Mu’awiz a dit: «A l’occasion de mon mariage, le Prophète, qu’Allah le bénisse et le salue, est entré chez moi et s’est installé sur mon matelas. Des esclaves commencèrent à battre du tambourin et se lamenter sur la mort de mes pa­rents à la bataille de Badr; une esclave dit soudain: «Il y a parmi nous un Prophète qui sait ce qui adviendra demain». Le Prophète s’écria: «Ne dis point ça et continue ce que tu disais avant». (Rapporté par Boukhari, Al-Bayhaqui et Ahmad dans son Masnad).

Dans une autre version, le Prophète qu’Allah le bénisse et le salue, a dit: «Seul Dieu Tout puissant sait ce qu’adviendra demain». (Rapporté par At-tabarani). Ce hadith est authentique.

* ‘A’isha raconte qu’elle a conduit une femme à son mari Ançarite; le Prophète lui a demandé: «A’isha, n’y avait-il pas des divertissements? Les Ançarites aiment les divertissements». (Rapporté par Al-Boukhari et au­tres).

* «Ce qui distingue une union licite d’une union illicite sont bien les chants et le battement des tambours». (Rapporté par An-nassa’i, At-tir­mizi; Ibnou Majah et autres). Ce hadith est considéré comme authentique.

Þ Il ne conviendrait pas de détailler le sujet des chants. Selon les hadiths, seuls les chants démunis de significations libertines sont licites lors des mariages. ­Seul le battement du tambourin est bon à accompagner les chants. Car les au­tres instruments et les chants libertins causent de nombreux péchés en susci­tant des désirs illicites. Que les pères et les mères prennent garde au danger provenant de l’écoute de ces chants. Certains ont malheureusement autorisé de tels chants et musiques car ils polis­sent soi-disant les sentiments et développent les esprits. Mensonge! Ils ne font que susciter les désirs et les passions. De même, certains ont également autorisé l’utilisation d’instruments de musi­que autres que le tambour.. Acte illicite suite aux paroles du Prophète pro­férées lorsqu’il les a entendu à un mariage: «Y aurait-il dans ma communauté des gens qui trouvent bons la fornication, la soie et les instruments de musi­que?». Al-Boukhari a cité qui ce hadith fut approuvé par Abou Dawoud et au­tre. Le Prophète a également dit: «Deux sons sont maudits dans la vie présente et l’au delà: celui d’une trompette à une occasion heureuse et celui d’un gé. missement lors d’un malheur».Ce hadith est considéré comme authentique con­formément à sa chaîne de transmission. Aux temps des Arabes, les chants prenaient, dans la plupart des cas, la forme de poèmes citant la guerre, les coups, glorifiant le courage et la générosité, la demeure familiale et les différentes sortes de bienfaits.

Le musulman qui cherche la vraie foi devrait se méfier car le diable tend tou­jours des pièges aux hommes. Le chant tel qu’on vient de le décrire fait partie des tromperies les plus réussies de Satan le maudit, et notamment pour ceux qui vivent aux mauvaises époques car ils auraient des âmes qui seront attirées, naturellement, aux plaisirs de la vie présente.

L’écoute des chansons est également une des raisons principales aboutissant à la pauvreté, anéantissant toute richesse. Certains sages ont dit: «L’écoute des chansons est une des causes de la mort». "De quelle façon l’est-elle?" demanda-t-on. «L’homme écoute les chansons, répondirent-ils, se réjouit, dépense son argent, s’appauvrit, s’attriste, tombe malade et meurt».

L’auteur du livre intitulé (Jawame’ Al-Lazza) (le groupement des plaisirs) raconte que les gens de Loth attiraient les garçonnets qui leur plaisaient en jouant du tambour. J’ai vu de mes propres yeux de jeunes débauchés en train de se promener dans des jardins et battre du tambour afin d’attirer les promeneuses et se faufiler avec elles entre les arbres.. J’ai même u qu’un grand nombre de chanteurs recevaient des lettres enflammées des femmes qui leur demandent un rendez-vous. Ce qui est étrange c’est que les Occidentaux que les musulmans essaient d’imi­ter ne supportent plus les chants érotiques et débauchés, et aspirent à des signi­fications plus nobles et des sentiments plus évolués. En effet, des journaux ont publié dans un article qu’une radio américaine a mis en revue 1800 chansons populaires afin de sélectionner la plus réussie des ces chansons... c’est ainsi que les statistiques ont permis de noter que les gens ne veulent plus entendre ces chansons libertines et ont préféré les chansons parlant de la vie familiale et de l’enfance (toutes les choses dont a été privée la femme américaine).

* Le Prophète, qu’Allah le bénisse et le salue, a entendu des gens chanter à un mariage en disant: «Ton mari dans l’assemblée sait ce qu’adviendra demain». Alors il leur répondit: «Seul Dieu Tout Puissant sait ce qu’adviendra demain». (Rapporté par Tabarani, Al-Hakem et Al-Bayha­qui). Ce hadith est bon et authentique.

*‘Amer bm Sa’d raconte: «Je suis entré chez Quardha bnu Ka’b et l’ai trouvé en compagnie d’Abi Mas’oud et un troisième homme écoutant des esclaves chanter et battre le tambourin. Je leur ai dit: «Vous faites une chose pareille alors que vous êtes les compagnons du Prophète, qu’Allah le bénisse et le salue». «C’est le Messager d’Allah qui nous a permis de faire cela pour fêter des occasions heureuses», répondirent-ils. (Rapporté par Al-Hakem, Al-Bayhaqui, An-nassa’i et At-tayalissi). Ce hadith est con­sidéré comme authentique.(source 2)

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Obligation de célébrer les noces
 

Les hadiths:

* Burayda Ben Al-Moussaib rapporte: « A l’occasion du mariage de Fatima et Ali, qu’Allah les agrée, le Prophète leur a dit: «Célébrez vos noces par un festin». (Rapporté par Ahmad dans son Masnad, At-Tabarani et At-Tahawi). Ce hadith est considéré comme authentique.

* Le Prophète, qu’AIlah le bénisse et le salue, vit Abdurrahmane bin ‘Auf et le trouva pâle. « Quelle est la cause de ce teint pâle? » Lui demanda-t-il.  « J’ai épousé une femme moyennant une dot qui s’élevait à un noyau d’or, » répondit l’homme. « Qu’Allah bénisse ton union, dit le Prophète, célèbre tes noces, même par un mouton. » (Rapporté par l’ensemble des imams). (source 2)

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Obligation de répondre aux invitations
 

ÞLa célébration des noces vise, avant tout, à annoncer le mariage et réunir parents et amis en une aussi heureuse occasion afin que la joie règne et que ceux-ci puissent exprimer au nouveau couple leurs voeux de bonheur. Aussi ne faudrait-il point refuser une pareille invitation. On rapporte qu’Abdullah Ibn ‘Omar a lancé une invitation à manger, mais une des personnes invitées lui dit: «Epargnez-moi cette invitation». Ibn ‘Omar lui dit: «Ceci ne te procurera aucune bonne santé alors joins-toi aux autres invités.» Il est possible d’offrir au cours du festin la nourriture que l’époux est à même d’acheter même si elle ne contient ni viande ni pain. Le Prophète a offert, à l’occasion de son mariage à Safiya, des dattes, du lait de beurre et du beurre.

Le verset coranique:

« Quand vous êtes invités, entrez et retirez-vous après avoir mangé. » (Les coalisés, 53)

Les hadiths:

* «Libérez le prisonnier, répondez aux invitations et rendez visite aux malades.» (Rapporté par Al-Boukhari).

* «Si on vous invite à un repas, répondez à l’invitation; mangez si vous n’êtes pas en état de jeûne; mais si vous l’êtes, priez pour votre amphitryon». (Rapporté par Mouslim et Ahmad dans son Masnad).

* «A l’occasion de mariage du Messager d’Allah avec Safiya bint Houyay, le marié demanda qu’on prépare du «Hays». Ensuite, le Prophète, qu’Allah le bénisse et le salue, a dit: «Annoncez mon mariage autour de vous». C’est ainsi qu’a eu lieu le festin du mariage du Messager d’Allah et Safiya. » (Rapporté par A1-Boukhari et Mouslim) (source 2)

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Divers sujets concernant le festin
 

L’interdiction de limiter les invitations au festin aux riches

«Le pire des festins est bien celui où on invite les riches et on en éloigne les pauvres! » (Rapporté par Al-Boukhari et Mouslim).

 L’invitation adressée exclusivement aux vertueux

Les hadiths:

«Vous ne devez prendre pour ami que le croyant, et ne partagez vos repas qu’avec un vertueux». (Rapporté par Abou Dawoud, At-Tirmizi, Ahmad dans son Masnad, Al-Hakem et d’autres) Ce hadith est considéré comme authentique.

 Participation financière des riches aux festins des pauvres

Anas raconte l’histoire du mariage du Prophète, qu’Allah le bénisse et le salue, d’avec Safiya. Oumm Soulaim a paré la mariée et l’a conduite au Prophète à la tombée de la nuit. Le Prophète a dit: «Celui qui possède quelque chose l’apporte.» (Dans une autre version, il aurait dit: «Que celui qui possède les restes d’un repas nous l’apporte.) Anas ajoute: «Il prépara une natte en cuir! Quelqu’un apporta le lait de beurre, un autre apporta du beurre, un autre les dattes et avec ces ingrédients fut préparé le Hays. Les invités en mangèrent et burent de l’eau de pluie accumulée dans des bassins près d’eux. » (Rapporté par Al-Boukhari, Mouslim, Ahmad dans son Masnad et Al-Bayhaqui avec des différences dans chacune des versions présentées)

Þ Le (Hays) est un repas préparé à base de datte, de lait de beurre et du beurre. Tout le festin des noces était démuni de toute forme d’ostentation.

Þ Grande est la différence entre une cérémonie pareille et celle qui les gens organisent de nos jours au cours desquelles ils dépensent des fortunes sans prêter la moindre attention aux paroles divines suivantes: « Les prodigues sont les frères des démons, et le Démon est très ingrat envers son Seigneur… »

* Burayda raconte: «Le Prophète, qu’Allah le bénisse et le salue, ordonna à ‘Ali bin Abi Taleb, qu’Allah l’agrée, de célébrer ses noces; celui-ci en était incapable. Sa’da dit alors: «J’offre le mouton», un autre offrit du maïs et les autres offrirent autre chose.» Dans une autre version, un groupe d’Ançarites rassemblèrent et lui offrirent quelques sa’s de maïs».

 Eviter les cérémonies comportant des péchés

Les hadiths:

‘A’icha raconte: «J’ai préparé à manger et invité le Prophète, qu’Allah le bénisse et le salue. Quand il arriva, il vit dans la maison des figures et rebroussa chemin». (Rapporté par lbnou Majah). Ce hadith est considéré comme authentique.

Ibn Mas’ud rapporte qu’un homme l’a invité à partager son repas. Il lui demanda: « Y a-t-il dans votre maison une statue? » « Oui, » répondit l’homme. Ibn Mas’ud refusa d’entrer chez son hôte jusqu’à ce qu’il eût cassé la statue. (Rapporté par Al-Bayhaqui) Ce hadith est considéré comme authentique.

* Salem Ibn ‘Abdullah raconte: «Je me suis marié du vivant de mon père qui célébra mes noces et y invita les gens. Abou Ayoub fut parmi les invités. A l’occasion de mon mariage, ma maison fut recouverte de tapis et de coussins de couleur verte. Abou Ayoub arriva et entra dans ma maison. Il me vit debout et remarqua que ma maison était recouverte de tapis verts, il s’écria: «Serviteur d’Allah, que faites-vous, couvrez-vous les murs?» Puis il ajouta: «Je craignais pour certains hommes d’être séduits et vaincus par les femmes mais je n’ai jamais craint pour toi un échec pareil! » Ensuite, il reprit: «Je ne toucherai point à votre nourriture, et n’entrerai point chez vous.» Sur ce, il sortit. (Rapporté par Tabarani et d’autres) Ce hadith est considéré comme authentique.

Þ L’interdiction des figures, quelque soient leurs formes, se base sur un hadith rapporté par ‘A’icha, qu’Allah l’agrée, qui dit: «Le Prophète, qu’Allah le bénisse et le salue, était dans une des ses expéditions. Lorsque je sus que son retour était devenu imminent, je pris un rideau qui m’appartenait et renfermait des représentations figurées et en couvris un recoin de la chambre. Lorsque le Prophète, qu’Allah le bénisse et le salue, arriva je le reçus dans la chambre et lui dis: «Le salut d’Allah, sa miséricorde et ses bénédictions soient sur Toi, Messager d’Allah, louange à Dieu qui t’a honoré accordé la victoire et satisfait». Le Prophète d’Allah ne dit mot, les traits de son visage exprimaient une grande colère. Il s’est introduit dans la maison en grande vitesse, empoigna le rideau et le déchira en disant: «Tu couvres les murs! Allah ne nous a pas ordonné d’utiliser ce qu’Il nous a accordé pour couvrir les pierres et le mortier. Et ‘A’icha ajoute: «Je pris le rideau, en fit deux coussins, les fourrai de fibres végétales sans m’adresser aucun reproche.» (Rapporté par Mouslim et autres).

Les prières exprimées lors des festins

Il conviendrait que 1’ invité au festin adresse au marié les prières suivantes: «Que Dieu t’accorde Sa bénédiction et que cette union soit bénéfique pour vous deux». (Rapporté par Abou Dawoud et At-Tirmizi) Ce hadith est considéré comme authentique.

Ensuite, il devrait adresser à son hôte l’une des prières suivantes:

1 - «Seigneur! Pardonne-leur, fais-leur miséricorde et bénie ce que tu leur accordes». (Rapporté par Mouslim, Abou Dawoud et ibn Abi Shiba).

2- «Seigneur! Donnez à manger à celui qui m’a nourri, et à boire àcelui qui m’a désaltéré». (Rapporté par Al-Hakem). Ce hadith est considéré comme authentique.

3 - «Puissent manger chez vous ceux qui jeûnent! Puissent manger chez vous les gens pieux! Que les anges prient pour vous!». (Rapporté par Al-Hakem et Tabarani). Ce hadith est authentique.(source 2)

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Les recommandations
Des parents à leur fille
* Anas raconte: «Les compagnons du Prophète, qu’Allah le bénisse et le salue, recommandaient à la femme, le jour de son mariage, de servir son mari et préserver ses droits».(source 2)

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D'un père à sa fille

* ‘Abdullah ibn Ja’far ibn Abi Taleb a donné à sa fille les conseils suivants: « Méfie-toi de la jalousie car elle aboutit au divorce. Méfie-toi des reproches car ils conduisent à la haine. Utilise le khol car c’est la meilleure des parures. L’eau est le par­fum le plus odorant. »

Þ Lorsque Al-Fourafissie Ibn Al-Ahwas emmena sa fille Na’ila à son mari, le prince des croyants ‘Othmane, qu’Allah l’agrée, il lui dit: «Ma fille, tu seras parmi les femmes de Qoraich qui peuvent avoir de meilleurs parfums que toi. Retiens les deux conseils suivants: utilise le Khol et parfumes-toi avec l’eau afin qui tu aies l’odeur d’une outre remplie d’eau de pluie.» (Cité dans la livre Al-Aghani d’Al-Asfahani) (source 2)

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D'un homme à son beau-fils

* Quand ‘Ali, qu’Allah l’agrée, demanda la main de Fatima, qu’Allah l’agrée, à son père, le Messager d’Allah, ce dernier lui dit: «Elle est à toi à condition que tu lui sois un bon compagnon». (Rapporté par At-Tabarani). Ce hadith est considéré comme authentique.

* Quand ‘Othmane Ibn ‘Anbasa ibn Abi Soufiane demanda la main de sa cousine à son oncle paternel ‘Ataba, ce dernier l’installa à ses côtés et commença à lui caresser la tête en disant: « Le plus proche parent demande la main de ma bien-aimée; je ne peux lui refuser sa demande; je dois satisfaire son souhait. Je vous donne l’un à l’autre, toi qui m’es plus cher qu’elle, et elle est qui est plus proche de mon cœur que toi: Honore-la, je ne mentionnerai ton nom qu’ avec les meilleures louanges. Ne l’humilie pas sinon tu deviendras insignifiant à mon regard. Je t’ai rapproché encore plus, alors n’éloigne pas mon cœur du tien. » (source 2)

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D'un mari à son épouse

Abu Darda’ a dit à sa femme: "Si tu me vois en colère, réconforte-moi, et si je te vois en colère je te réconforterai sinon nous ne pourrions demeurer ensemble. Si tu cherches à me garder clément à ton égard, tu conserveras mon amour, Ne profère mot quand tu me vois en colère. Ne me presse pas continuellement comme si tu tape sur le tambourin car tu ignorais quelle sera ma réaction. Ne te plains pas beaucoup car les plaintes fatiguent et mon cœur s’éloignera de toi tu sais bien que le cœur a des revers. Car je crois que si l’amour et le mal se réunissent dans le cœur, l’amour cèdera la place et s’envolera."(source 2)

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D'une mère contemporaine à sa fille 

Cette recommandation est dédiée à toute fille, accompagnée du sou­rire et des larmes de la mère: "Ma fille!  Tu vas entamer une nouvelle vie.., une vie où ni ta mère, ni ton père, ni tes frères et sœurs n’auront de place... Tu deviendras la compagne d’un homme qui te voudra toute entière, sans qu’un autre, même proche, ne te partage avec lui... Sois pour lui une épouse et une mère. Fais qu’il ressente que tu es tout dans sa vie... Rappelle-toi que les hommes sont tous de petits enfants qu’un mot plaisant rendra heureux. Qu’il ne ressente pas qu’il t’a privée, en t’épousant, de ta famille. C’est ce même sentiment qu’il pourra ressentir, car lui aussi, il a quitté la demeure familiale et sa famille pour toi... Mais la différence entre vous c’est que tu es une femme et il est un homme... La femme ressent de la nostalgie envers sa famille et sa demeure où elle est née, a grandi et a été éduquée. Et pourtant il faudrait s’habituer à ta nouvelle vie et s’adapter à la vie conjugale avec l’homme qui est devenu ton mari et le père de tes enfants... Voilà ta nouvelle vie. Ma fille, voilà ton présent et ton avenir, ta famille que vous avez tous deux fondée... Tes père et mère font partie de ton passé... Je te ne te de­mande pas d’oublier ton père, ta mère et ta famille car ils ne t’oublieront jamais, ma chérie, mais je te demande d’aimer ton mari, de vivre pour lui et d’être heureuse avec lui."(source 2)

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De Umama à sa fille
 

Le précieux conseil de Umâma, épouse de Awf lbn Mulhim As-Saybânî, à sa fille quand elle épousa lyâs lbn Al-Hârit: « Petite! Si la noblesse de la naissance et la bonne éducation suffisaient, je ne t’aurais pas sermonnée. Mais le conseil est un rappel pour le distrait et un savoir pour le clairvoyant! Petite! Si la femme devait se passer du mariage à cause de la richesse de son père, tu aurais été celle qui s’en passerait. Mais les femmes ont été créées pour les hommes et les hommes ont été créés pour elles. Petite! Tu vas quitter l’entourage où tu es née, le nid où tu as fait tes premiers pas, pour un lit que tu n’as pas connu et un compagnon qui ne t’est pas familier et qui sera un roi à cause de son autorité. Sois pour lui une servante; il sera pour toi un esclave. Sauvegarde pour lui dix choses, elles seront pour toi un trésor. Pour ce qui est de la première et la seconde: ta compagnie doit être pour lui une source de satisfaction et tes rapports avec lui: écoute et obéissance. Car la satisfaction est paix pour le coeur et la bonne écoute et l’obéissance suscitent la bénédiction du Seigneur. Quant à la troisième et la quatrième : surveille la sensibilité de son nez et la direction de son regard. Que son oeil ne tombe pas sur la laideur et qu’il ne sente de toi que l’odeur agréable; le khol est le meilleur maquillage qui existe et l’eau est le meilleur parfum. La cinquième et la sixième: prends soin de son alimentation et respecte son sommeil, car la douleur de la faim brûle l’estomac et le sommeil perturbé irrite. La septième et la huitième: montre-lui le respect et garde convenablement ses biens. Le respect est le meilleur arrangement et l’économie est preuve de sagesse. La neuvième et la dixième: ne divulgue pas ses secrets et ne désobéis en aucun cas à ses ordres. Si tu divulgues ses secrets, tu ne t’épargneras pas sa trahison et situ désobéis à ses ordres, tu t’attireras sa colère. Petite! Evite de manifester la joie s’il est triste ». (Source numéro 4)

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